‹ Beaumarchais et ses œuvres: précis de sa vie et histoire de son esprit, d'après des documentsChapitre 144 sur 338 · Préface du Tartuffe et Premier Placet · texte numérisé non relu

Préface du Tartuffe et Premier Placet

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Itub otc* «rrr* û* Li ciai^ij* if r*s Molière, notre auteur a la ï ;<~ts grusa* part :•* reposai l.:ê et d^s&eur. Comment ses précwvesr* «.«-cl* iii?MLoL pr*: urê «4 ni^aie fait désirer ses audaces? Cest ce q^'il Ln:*jct* i* rappeler avant de ju^er les mérites de son théâtre.

Il nous «érable qu'on peut distinguer trois périodes principales dans l'histoire de la conwie satirique, de Molière à Beaumarchais. D'abord l'esprit nouveau commence sa lutte contre les abus sociaux sous le masque de la satire de mœurs; puis i! se drape dans le manteau philosophique; il pousse enfin son cri de guerre, sous le travesti de Figaro.

En attaquant par ordre ou sans ordre s les ridicules des marquis, Molière a ouvert la brèche contre les privilégiés, et Ton peut avancer sans paradoxe que dans Georges Dandin, dans le Bourgeois gentilhomme, la lutte des classes est commencée. Elle continue dès lors sourdement, mais sans trêve. Baron, Dancourt et Regnard, en mettant en scène des escrocs de qualité, qui ne sont pas tous dêmarquisés au dénouement comme dans le Joueur, frappent plus fort et plus haut qu'ils ne croient. Avec une audace qui mènera loin leurs successeurs, ils courent la piste ouverte par Molière dans le Dorante du Bourgeois gentilhomme.

Iteguard lui-même, le gai compère, laisse partir en riant, comme /mon insu, des mots assez gros de menaces. Pierrot, dans Attendezmoi sous l'orme, portant la main sur Dorante, l'officier du roi,

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