‹ Beaumarchais et ses œuvres: précis de sa vie et histoire de son esprit, d'après des documentsChapitre 16 sur 338 · Hildephonsc, le 15 aoust 176i. Reçue \o 29 aoust · texte numérisé non relu

Hildephonsc, le 15 aoust 176i. Reçue \o 29 aoust

2. U t mi, la? Calembour de musicien que Jcan-Bôtc répétera. Vov. aussi /«* i'ohen amoureuten, acte H, se. vu :

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assez beau chemin, Beaumarchais était encore discuté parmi les siens, comme il le sera toujours par ses contemporains. Les pétulances de sa conduite, les mérites de ses écrits et le sérieux de ses affaires paraîtront inconciliables, et l'on y verra longtemps une énigme que la calomnie seule prétendra déchiffrer.

Beaumarchais quitta l'Espagne à la fin de mars. On sait que ses plus grands projets n'avaient pas obtenu, en fin de compte, l'agrément du ministère. Mais ils ne furent écartés qu'avec des compliments très flatteurs pour lui '. Toutes ses affaires, d'ailleurs, n'avaient pas avorté, comme on l'a tant répété 2 , car, en rentrant en France, il écrivait de Bordeaux, le 2 avril 1765, à son père :

Je suis à Bordeaux, je ne sais si j'en pars demain ou après. Les affaires d'Espagne exigent quelques connaissements que je ne puis prendre qu'ici ou dans un autre port de mer.... Je reçois de Madrid une lettre satisfaisante de Durand, tant sur les obligeants regrets de tous les honnêtes gens de Madrid, que sur les affaires à la poursuite desquelles je l'ai attaché.

Je suis absolument seul ; mon valet de chambre est resté à Bayonne avec un palefrenier et trois beaux chevaux d'Espagne qui doivent à Paris payer leur voyage et le mien....

Ajoutons-y trois boîtes de cacao, destinées à lui assurer les bonnes grâces de Julie et de... l'évêque d'Orléans 3 . Il avait certes le droit de solliciter aussi celles de son père et du cercle de ses amis, dans les termes suivants :

Les grands me protégeront, m'aimeront sans m'avoir étudié, ou me persécuteront sans me connaître , mais a est sous les yeux du petit

1. Voy. Mss. de la Comédie française et ci-après Appendice, n° 3 et 12.

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