‹ Beaumarchais et ses œuvres: précis de sa vie et histoire de son esprit, d'après des documentsChapitre 17 sur 338 · Voy. encore M. Bettelhcim, p · texte numérisé non relu

Voy. encore M. Bettelhcim, p

3. évidemment, M. de Jarcnte, le parent de la marquise, c Ce 15 octobre 1764. A Julie. Malgré tous mes défauts, tu daignes pourtant m'ai mer encore un peu. ce qui me détermine à te confier, en ami, que je te porterai de la poudre de Vignol, qui (à force de fouiller tous les manuscrits arabes) me parait tirer son nom de la tienne en changeant Wun en Vig cl cacao en gnol, et j'ai encore éprouvé aujourd'hui qu'en en mettant dans le café, elle produit le même agrément que celle dont tu parles. En m'en retournant, je suis chargé d'en remettre deux boîtes à Monseigneur Vévêque d'Orléans et la troisième est mon couretage; elle est ici d'un prix exorbitant et les plus riches seigneurs ont bien de la peine à s'en procurer de la vraie... Ehm... Il me semble que ce sujet est assez traité à fond. Basta. »(Je lis l'adverbe espagnol basta, sans l'affirmer; il y a un pâté.)

nombre d'amis qui me connaissent dès l'enfance que je veux marcher dans la carrière que f ai embrassée, et c'est surtout pour partager avec vous P aisance et la fortune que je la suis opiniâtrement. Ce sont les sentiments avec lesquels je veux vivre et mourir.

Il a tenu parole.

En lisant cette correspondance-intime, nous songions qu'un pareil homme ne pourrait jamais être un méchant, et qu'il lui serait beaucoup pardonné sur la foi de ceux qui l'ont tant aimé, c II était entouré, nous dit Gudin \ de ses parents, au bien-être desquels il employait la fortune que ses talents lui avaient acquise; il avait conservé les amis de son enfance ; tous ses domestiques étaient anciens ». Le même témoin de sa vie a écrit une page touchante sur la bonhomie qu'il garda toujours avec ses anciens camarades et les voisins de la boutique paternelle, et sur l'aménité spirituelle qui lui faisait pardonner sa haute fortune par tous ces bourgeois de Paris, un peu envieux et gausseurs de leur nature*. Enfin, nous en croirons cette confidence dictée par la plus pure amitié : «J'éprouvai bientôt tju*on ne pouvait l'aimer médiocrement, Quand on lé voyait dans l'intérieur de sa maison >. Peut-être quelques-uns de nos lecteurs auront-ils éprouvé, comme nous, le même sentiment 3 .

1. Article nécrologique tic Gmlin, Journal de Paris, 1* prairial an VU.

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