De Féletz, III, 333, Cours de littérature
« Mons Piémont. — Fi Monsieur ! Vous faites le gentil, le valet de comédie t >
Ii faisait même mine de se jeter sur la lettre de l'intendant pour la reprendre. Le comte encourageait d'ailleurs ses impertinences par une familiarité plus confidentielle, il le plaisantait même. « Si tu savais, mon ami, quelle ridicule figure tu montres quand tu veux composer ta face en homme de bien. Les muscles de ton odieux visage s'allongent d'une manière si risible...
Frémont. — Vous riez de tout. »
La Jeunesse était beaucoup plus bavard que Robert. Le caractère de Bélise était d'abord plus ridicule, bien plus voisin de la caricature de la tante dans le Philosophe sans le savoir que du personnage odieux du commandeur dans le Père de famille. Après le coup de théâtre de l'intervention de sir Charles emmenant le comte, le « père stupéfait, les regardant aller », s'écriait : « Eh bien, ma sœur, vous y seriez-vous attendue ? J'en ai la tête troublée, je n'y connais rien, tout ceci me passe. » Elle formaitdonc avec son frère un couple de comédie ; mais le côté plaisant du rôle de ce dernier élait surtout poussé à toute outrance : c'était une caricature pathétique. Voici sa rentrée à la scène ix de l'acte I :
Eugénie (avec joie). — Je n'en croirai plus mon cœur. 11 fut trop timide.
Bélise. — Reconnaissez-vous mon tonnerre de frère au vacarme qu'il fait eu entrant
Le marquis (s'essuyant les yeux). — Si Ton ne fût arrivé, je me perdais. (Ils se lèvent.)