‹ Beaumarchais et ses œuvres: précis de sa vie et histoire de son esprit, d'après des documentsChapitre 166 sur 338 · La Harpe, XI, 595, Cours de littérature · texte numérisé non relu

La Harpe, XI, 595, Cours de littérature

2. Dans sa belle édition de la Correspondance, M. Tourncux publie une critique de V Essai sur le genre sérieux, restée jusqu'ici inédite. Grimm s'y adoucit uu peu pour l'avocat en faveur de la thèse. Il estime môme, à rencontre des autres critiques, que « le ton de M. de Beaumarchais est très simple, naturel et très éloigné de toute fatuité », jugement assez difficile à concilier avec cet autre qui le précède : « Cet essai confirme des idées assez justes, mais communes, aussi peu heureusement développées que les sentiments des acteurs dans sa pièce ». Sa dissertation est d'ailleurs judicieuse uu fond et intéressante (VII, 412, sqq.).

3. c Son esprit absorbé n'était pas encore apte à polir et repolir une œuvre », avance à tort M. Marescot. Théâtre complet de Beaumarchais, 1, 215, édit. d'HeylIi et Marescot.

épisodiques est évident. Sa verve comique enfin s'enhardit, si la satire reste timide * . Mais le moment approchait où elles devaient éclater bruyamment l'une et l'autre, où Thalie allait enfin jeter, selon l'image de Gilbert, le masque tragique qui enlaidissait ses appas.

1. Elle n'abdique pas pourtant. On lit dans le manuscrit, scène v de l'acte II : « NÉLAC père. — Je quittais le service où j'avais eu bientôt consumé le chétif patrimoine <ftm cadet a" Auvergne, je revenais chez moi, blesse, reformé, ruine, sans biens ni ressources. » Cf. le Tclllicim de Minna de Barnhelm. — « Dabiss. — Quel métier / » — Nélac continue : « Si le* ministres refusent quelques demandes justes, c'est qu'il y a tant de gens qui leur en font (^indiscrètes. Outils le temps d approfondir, de connaître? Enfin mon bonheur me fit rencontrer, etc. »

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