TtiJàtrc de société, les Adieux de la Parade
souper. Elles disaient seulement que j'étais bien fou 1 . » Mais, du moins, elles n'en étaient pas réduites à prendre la fuite, comme il arriva un jour à Brunoy, chez Monsieur, en présence du roi, qui faillit se fâcher *.
D'ailleurs, Beaumarchais n'avait garde de s'en tenir, comme Gueullette, à la seule gravelure, et jusque dans Jean Béte nous retrouvons le satirique. Il a farci sa parade de brocards contre l'Opéra, Y Encyclopédie y les Contes moraux de Marmontel et de Crébillon, l'orthographe de Volterre (sic) et les Cassandres de tout rang et de toutes robes, enfin d'allusions évidentes et même effrontées à ses mésaventures au parlement Maupeou et en pays allemand. Le tout était rehaussé de musique, de travestis et de lazzi, entraîné par ce mouvement scénique dont il avait déjà le don, et auquel il ajoutait sans doute par la fantaisie et le piquant de son jeu; car il se dépensait de toutes manières, auteur, metteur en scène et acteur, tantôt c embrassant une harpe 3 i, tantôt costumé et chantonnant des couplets de sa façon *. Le futur père de Figaro sous les paillettes d'Arlequin, quel régal !
1. Lettre à M a * Panckoucke, 22 novembre 1779. Voici comment Gilles s'en excuse dans le vaudeville final du Rapatriage, co rai-parade de La Chaussée, t. V. p. 52, supplément, édit. 1762.
Gilles. — Mesdames, si nous avons fuit
A vos pudeurs quelques niches,
Pour uu aussi mince forfait
De pardons ne soyez pas chiches ;
Une parade sans cela,
Qui soit amusante et risiblc,
C'est la chose impossible.