I. Seconde préface de Britanukus
i. LA nu> h r m<*tfc*cm t III, vi.
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PARADES DIVERSES : LES MÉTAMORPHOSES Dt BAtlBIKR DE SÉV1LLE. 22Î
rator promet Figaro. Adraste du Sicilien est d'aussi bonne mine et porte aussi bien le travesti qu'Almaviva. Quant à la senora Rosine, sans avoir' perdu toute la naïveté d'Agnès, elle allie à la alousie amoureuse de Lucile la coquetterie spirituelle d'Angélique. Il n'est pas jusqu'au narcotique de L'Éveillé dont le sommeil intempestif et obstiné du Colin de Georges Dandin l n'ait pu suggérer la recette.
Parmi les héritiers de Molière, on a désigné récemment Panard s , comme ayant peut-être eu l'honneur d'offrir à Beaumarchais la première idée de sa pièce; mais le futur auteur du Barbier n'avait que huit ans quand l'opéra-comique de Panard fut joué, et il ne fut pas imprimé. Nous ne connaissons pas le « stratagème fort ingénieux 3 » à l'aide duquel le comte se glisse chez Jacinthe, mais il y a gros à parier que ledit comte de Belflor était allé à l'école de son homonyme dans le Diable boiteux : or Beaumarchais, nous le savons, connaissait fort bien ce dernier. A quoi bon d'ailleurs risquer une hypothèse aussi aventureuse, quand on peut désigner à coup sûr dans le Barbier des emprunts faits à des pièces antérieures à I'opéra-comique de Panard, où il ne (levait du reste y avoir rien qui ne fût ailleurs ?
Le premier comique que Beaumarchais ait imité après Molière est le spirituel et mordant auteur d'Arlequin Grapignan, du Banqueroutier, A 9 Arlequin empereur de la Lune, enfin de la Précaution inutile, jouée le 15 mars 1692 à l'hôtel de Bourgogne. Il appartenait à la robe, comme Gueullette, et s'appelait Moland de Fatouville, conseiller au parlement de Rouen de son métier, et par passetemps fournisseur attitré de la Comédie italienne. On a douté que l'imitation ait été directe 4 : nous en signalerons une preuve qui nous