Georges Dandin, 11 1, scène iv
t. M. Bettcllieim (Beaumarchais, p. 168) : « Beaumarcliuis pourrait bien (ce qui n'avait pas encore été remarqué jusqu'ici) avoir emporté l'idée première de son Barbier de SéviUe d'un opéra-comique de Panard, joué quand il avait huit ans et ayant presque textuellement le même titre que la nouvelle d'où fut tirée Eugénie : le Comte de Belflor. » Suit l'analyse tirée de Y Histoire de VOpéra- Comique. Nous souscrivons d'ailleurs au vœu que M. Bettelheim fait pour une édition plus complète de ce joyeux compère; ni la sauce ni les cuisiniers ne manqueront au civet, mais bien le lièvre.
3. Histoire du théâtre de l'Opéra- Comique, Lacombc, Paris, 1709, t. H. p. 268.
4. M. de Loménie s'en tient ù un peut-être, I, 174. M. d'Hcylli {Théâtre complet de Beaumarchais, II, xlih) est encore moins affirmatif ; c'est qu'en effet le passage qu'il cite n'est pas du tout concluant. Il est d'ailleurs fort sévère pouf
*2* UACXAKH1I5 : MKTIE um^CfL
semble décisive. Alitais Tinte à Colombine Foriginal d'an portrait qu'elle admire :
Cof»iK!ME. — Ta le connais donc?
AftLK'iCls. — C'est, Mardi ! le plus royal boflune. Ii n'a qu'un défaut c'est qu'il est amoureux.
ColûX*I!VE. — Est-ce nn défaut que d'aimer?
AfiLCjCl*. — Mais c'est qu'il est fou d'une fille qu'il n'épousera jamais, etc.
cl il finit par avouer que cette fille qu'il adore est elle-même. On a reconnu le joli mouvement de Rosine provoqué par Figaro :
Rosine. — Un défaut, Monsieur Figaro, un défaut! en êtes- vous bien
Figaro. — Il est amoureux.
ItosiNE, — Il est amoureux, et vous appelez cela un défaut? Figaro. — A la vérité ce n'en est un que relativement à sa mauvaise fortune, etc. K
Il est aussi évident que Beaumarchais s'est inspiré des Folies amoureuses de Regnard. Si Albert est une bamboche, surtout dans la seconde moitié de la pièce, s'il est trop naïf quand il va lui-même chercher les gouttes d'Angleterre f au lieu de prêter sa clef, sa naïveté profitera â Bartholo autant que les roueries de Crispin et de Lisette à Figaro.
Kraste dialoguant avec Albert :
la pièce de Katouvtllc, qu'il appelle « une assez mauvaise farce »; elle n'est pas médiocrement plaisante.
1. La Précaution inutile, acte III, scène m, dans le Théâtre italien de Chcrai'dl do la réédition do lirisson en 1741. — L'auteur a d'ailleurs suivi de près Molière, dont il ci le /es Oracles. — A noter encore :
• Lti Doctkuh. — Tu crois donc que c'est sottise d'épouser une jeune personne?
« IMkhhot. — Je crois que c'est tout fin droit comme ceux qui prennent des violons a leur service, ils font danser toute la ville et ne dansent presque jamais, a
Kt encore co trait :
« (lAttricitON. — Mon pauvro monsieur le docteur, que deviendra votre dépense ?
« U.AMUtK. ~ Je lo rembourserai de tout jusqu'aux frais du petit opéra qu'il
a prèpare\ cl dont nous allons prendre le divertissement. « IMkrrot au docteur. — Encore n'est-ce pas tout oerdre. » CV*i presque le trait narquois de Figaro : « Calcules, docteur, que I argent
><>us reste. *