Les Folies amoureuses, acte II, scène x
5. On ne s'avise jamais de tout, opéra-comique en un acte, en prose, mêlé de morceaux de musique, représenté sur le théâtre de la foire Saint-Laurent, le lundi 14 septembre 1761, par M. Sedaine avec la musique de M. de B***. Paris Hérissant, 1761, scène v, p. 11. — La pièce fut reprise par les comédiens italiens à Fontainebleau et rééditée eu 1762 chez BallarJ avec la musique du sieur de « Moncini » (sic).
Il affirme que « c'est toujours quelqu'un posté là exprès qui ramasse les papiers qu'une femme a l'air de laisser tomber par mégarde », avec le même à-propos qui fait remarquer à Tue que: c Quand une main donne une lettre, c'est une main qui la reçoit ». Les deux confrères se plaignent des fatigues du métier, dans leurs moments d'épanchement; l'un « va, vient, toupille », l'autre est toujours « allant, venant, trottant, courant... * ». Ils savent tous deux beaucoup mieux qu'Arnolphe et que Sganarelle qu' c il faut toujours supposer aux filles trois fois plus d'esprit qu'elles n'en montrent 8 », et tous les quatre pourraient aller ensemble au refrain et répéter la leçon de La Fontaine :
Contre un sexe enchanteur Et flatteur Dont les charmes, Dont les armes Sont sûrs de leurs coups, Vainement on subtilise :
On ne s'avise jamais de tout 3 .
Dorval subtilise 4 la clef de Hargarita, aussi adroitement que Figaro celle du docteur, et il inspire certainement la description stratégique d'Almaviva en faux militaire 5 glissant le poulet, quand il s'écrie sur un ton d'opérateur : « Je fus amené devant le muphti et le cady muphti était là, là, là, là, et le cady ici, oui, ici, bien ; j'avais les pieds et les mains liés avec des cordes de fil d'archal, montées sur des pointes de fer trempées dans la ciguë ; imaginez ce que c'est. Je demandais ma guitare. Ce n'était pas celle-là ; c'était une autre : on me détacha les mains; je m'approchai du muphti qui était ici : vous êtes le muphti, ma bonne dame 6 . »
Mais, en somme, que prouvent ces imitations et toutes celles de détail qu'on pourrait encore noter? Que l'intrigue du Barbier de Séville est un legs fait à Beaumarchais, non par Taconet,