‹ Beaumarchais et ses œuvres: précis de sa vie et histoire de son esprit, d'après des documentsChapitre 20 sur 338 · Voy. Beaumarchais et son temps, I · texte numérisé non relu

Voy. Beaumarchais et son temps, I

vite quittés. La vérité est, au contraire, qu'on risque fort de rester :olier toute sa vie, quand on l'a été trop peu sur les bancs du >llège. Mais notre auteur en herbe, « secouant sa tête carrée l », rava ce danger comme tous les autres, en s'armanl de patience et 'esprit: voyons-le à l'œuvre.

Nous retrouvons d'abord dans ses papiers des notes de grainlaire, de géographie elde géométrie. Il en profita très bien et même es premières, entre les années 1756 et 1764. La netteté et l'esprit inés de leur auteur mis à part, les lettres de l'abbé Arpajon de ainte-Foix 9 présentent, il est vrai, de grosses incorrections de style t d'orthographe, mais les plus rapides billets de la correspondance 'Espagne sont d'une construction toujours régulière et d'une orthoraphe fidèle aux règles essentielles, à celles des participes notamlent, mérite rare chez les contemporains. Dès 1751, dans son émoire à l'Académie des sciences, le tour du style est remarquable, ertaines incorrections 3 de détail, la répétition fatigante de la Iocuon c pour lors », trahissent évidemment l'inexpérience du rédac- (ur; on y démêle parfois cette recherche affectée de la concision ni sera un de ses défauts caractéristiques, mais l'élan de certaines ériodes, la vigueur des preuves et la clarté de la dialectique, la îaleur continue et le tour dramatique de l'exposition, et surtout abondance des images en un sujet si sec, nous semblent montrer uns leur germe quelques-unes des qualités qui brilleront dans les émoires contre Goezman.

Beaumarchais se livra dès lors, plume en main, à son « goût obseriteur et critique sur toutes ses lectures 4 », toujours en éveil, uijoursprêt à prendre son bien où il le trouvait. Mais où le chertiait-il ? Que lisait-il ?Richardson d'abord, le livre de chevet de nite sa famille, puis Diderot et la foule des Contes et des Nouveau- ;s, depuis le petit Jehan de Saintré et Fleur d'Epine jusqu'à

1. Beaumarchais et son temps, I, 153 et 635 et édit. Gudin, MI, 187.

t. Voy. M. Ketlellicim, p. (HO, et notre Appendice, n° 'Si. Elles datenl de

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