‹ Beaumarchais et ses œuvres: précis de sa vie et histoire de son esprit, d'après des documentsChapitre 205 sur 338 · Voy. ci-dessus, p. 96, sqq · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessus, p. 96, sqq

2. • Oh ! que j'ai de regret de n'avoir pas fait de ce sujet moral une tragédie bien sanguinaire! Mettant un poignard à la main de l'époux outragé, que je n'aurais pas nommé Figaro, dans sa jalouse fureur, je lui aurais fait noblement poignarder le puissant vicieux ; et comme il aurait vengé son honneur dans des vers carrés bien ronflants, et que mon jaloux, tout au moins général d'armée, aurait eu pour rival quelque tyran bien horrible, et régnant au plus mal sur un peuple désolé; tout cela, très loin de nos mœurs, n'aurait, je crois, blessé personne; on eût cric : Bravo ! ouvrage bien moral! Nous étions sauvés, moi et mon Figaro sauvage. » Tarare fut précisément cette comédie • dans les mœurs du sérail » que Figaro, comme nous l'avons démontré, brochait déjà bien avant le Mariage, dès 1775.

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