‹ Beaumarchais et ses œuvres: précis de sa vie et histoire de son esprit, d'après des documentsChapitre 213 sur 338 · UR SON · texte numérisé non relu

UR SON

:g l Petit détail S. ) froid.

j| f (Au crayon.)

Vers appuyé.

Récit ferme

et

trèi vif,

largement appuyé.

Lent

et très appuyé.

Ton simple et noble.

[Noble et chaud,

légèrement

ironique.

Tarare seul arrive au rendez- vous.

Par quelques passes dans la plaine, 11 met son cheval en haleine Et vient converser avec nous.

Sa contenance est noble et fière, Un long nuage de poussière S'avance du côté du Nord ; On croit voir une armée entière :

C'est l'impétueux Altamort ; D'Esclaves armés un grand nombre Au galop à peine le suit ; Son aspect est farouche et sombre Comme les spectres de la nuit.

Tarare est seul, quelques pas il s'avance.

Var.

Pour un rival si chaud dans le débat, Seigneur, vous me cédez d'avance Le premier honneur du combat?

Je suis auprès depuis une heure.

1. Il s'agissait d'écrire sur les paroles de Marmontel : < Ah ! laissez-moi, etc.. », l'air de Zémire devant la glace magique : • J'avais fait ce morceau deux fois, dit Grétry (Essai sur la musique, I, p. 225). Diderot n'en fut pas content sans doute, car, sans approuver ni blâmer, il se mit à déclamer : c Ah! lais-sez-moi, luis-sez-moi la pleu-rer ! » Je substituai des sons au bruit déclame de ce début, et le reste alla de suite. Il ne fallait pas toujours écouter Diderot lorsqu'il donnait carrière à son imagination, mais le premier élan de cet homme brûlant était d'inspiration divine. •

2. Beaumarchais et son temps, II, 406. « 11 travailla sous les yeux de Beaumarchais et lit plusieurs morceaux d'après ses conseils.... » Gudin, VII, 287.

3. Voy. p. 203, sqq. et 299, sqq. de la partition de Tarare, chez M. Micho&lU^ réd. do M. Lef.-bvra,

• Ml

Réponse d'Altam. chantée [d'un ton brusque et colérique.

Ton terrible.

Cliquetis d'armes

imité par des cimbales.

Chant très vif et

syllabique sur le

mouvement de 6/8

fCfen note, en effet, p.207delipirlilion,iqq)

Autre mesure.

Variante inédite.

Très fort.

Suspension génér 1 *.

Lent ot appuyé.

"C es

Récit parlé mais \if.

Repos.

Ton lent

et profond.

Marche.

Ton profond

mais très vif.

Ton abattu,

récit.

Ton brillant et fougueux.

Vers parlés mais très vite.

Ton consterné.

Récit affectueux.

ce

;' cPeu m'importe un homme si vain, ) Dit Altamort avec dédain,

Pourvu que l'autre me demeure.

Du vaincu décidons le sort.

| — Ma loi, dit Tarare, est la mort. >

L'un sur l'autre à l'instant fond comme le tonnerre. \ Altamort pare le premier, ) Un coup affreux de cimeterre v Fait voler au loin son cimier.

f L'acier étincelle,

Le casque est brisé, Un noir sang ruisselle, Dieux! je suis blessé!

Plus furieux que la tempête, A plomb sur la tête Le coup est rendu ; La mort est portée Du fort de l'épéo, Le bras tendu I Tarare

| Pare...

I Et tient en l'air le trépas suspendu.

Altamort éperdu veut se remettre en garde :

Sans quitter le fer engagé Tarare lui saisit la garde, Et du poing sanglant détache l Le cimeterre est arraché.

( Alors vous eussiez vu rugissant de colère ( Altamort ne point fuir le glaive meurtrier. ( Dans sa rage il espère se faire un bouclier J Du corps de l'adversaire, de ses bras le lier, f Et l'entraîner par terre.

i 11 s'élève sur l'étrier. Pendant qu'il hésite et chanccll f Tarare courbé sur sa selle

Pique en avant. Son fier coursier, Sentant l'aiguillon qui le perce, S'élance et du poitrail renverse Et le cheval et le guerrier.

Tarare à l'instant saute à terre, Court à l'ennemi terrassé :

Chacun frémit, le cœur glacé, Du terrible droit de la guerre....

Mais ce vainqueur par l'honneur animé, Rougirait d'employer le glaive ' Contre un ennemi désarmé.

U toi letià \* tckjâtv, te soulève.

Air

noble et

doux.

c i Récit parlé

> f mais assez vif.

Récit parlé simple

mais assez vif.

àtàr. — Chant

prononcé, mais lent

et profond.

Récit parlé.

Récit parlé.

Ton sombre et profond.

Inutile et obscur. (Au crayon.)

Récit, ton dégagé.

c Ne crains rien, superbe Altamort, Entre nous la guerre est finie ; Si le droit de donner la mort Est celui d'accorder la vie, Je te la laisse de grand cœur; ( Var.) Contre un soldat dont tu fais le malheur Pleure longtemps ta lâche perfidie. >

111 s'en éloigne avec douleur.

Vaine, hélas! trop vaine faveur!

i Celui dont les armes, etc.. jusqu'à... expirait.

Partout il a donc l'avantage !

Ah ! mon cœur en frémit de rage !

Quand par le combat, etc., jusqu'à... celte imprudence. Sans les clameurs d'un père épouvanté Le temple était ensanglanté ; Mais son pouvoir força le nôtre D'arrêter un crime opportun Qui m'offrait dans la mort de l'un Un prétexte pour perdre l'autre.

((Il voit entrer les Esclaves) (en marge mss. 111), ( c Tout le Sérail, etc.. jusqu'à... ne les trouble pas.

Atar. I

Atar. Ton terrible. |

Récit parlé, (

coupé par l'excès ]

du trouble. f

Atar. Ton terrible. |

Calpigi. ]

Var. du ma I.

Atar. Ton

réfléchi, parlé.

Chant narratif,

simple.

Animé par degrés. |

Imitez le ton d'As- i oir. (

tasie au désespoir

Plus de chant du tout, l'accent de la fureur. (

Atar. Récit parlé

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