Voy. le Bachelier de Salamanque, c. 43 et
en résume c la morale étemelle * * et a droit à une place i part dans cette étude.
Dès le lendemain de son entrée triomphale sur la scène de Molière, Figaro, comme tous les parvenus, vit accourir les d'Hoziers litléléraires, empressés à lui trouver des aïeux dans l'histoire du théâtre, c Les hommes instruits dans les cinq littératures qui sont la base des études en Europe, nous dit Gudin, examinaient de quels éléments Beaumarchais avait composé un caractère aussi original et aussi neuf au théâtre que celui de Figaro 8 . » Mais, avant de recommencer cette enquête, observons que Figaro est, par-dessus tout, le fils de ses œuvres et rappelons-les.
Son passé est un peu brouillé. Fils dcBohéme, il a voulu « courir une carrière honnête » ; c'est une intention dont il faudra toujours lui tenir compte. Il a donc c étudié gratis à Salamanque 3 »; en est-il sorti bachelier? On peut le croire, puisqu'il a d'abord songé au préceptorat. « On vante mon esprit, mes talents, mon savoir, et je ne puis être précepteur au quart du traitement d'un mauvais cuisinier 4 . » Hélas ! c'est comme au temps de Juvénal,
tes nulla minoris Constabit patri quam fil tu s.
Il manie tour à tour la lancette vétérinaire, la plume de bureaucrate et d'auteur, comme le Pauvre Diable de Voltaire et le Durand de Musset. Peine perdue ! Cédera-t-il aux conseils de son ami, le fils du barbier Nunez 5 ? Non, il regimbe contre la domesticité. N'a-t-il pas, lui aussi, comme l'élève du prévoyant Rousseau, un métier capable de nourrir son homme ? Il fondera sa cuisine sur « l'utile revenu du rasoir», sans oublier d'ailleurs d'emporter dans la même trousse la lancette vétérinaire et la plume qui tournait si joliment « des bouquets à Chloris » sur le papier ministériel. Puis