‹ Beaumarchais et ses œuvres: précis de sa vie et histoire de son esprit, d'après des documentsChapitre 238 sur 338 · Cf. tout le chapitre xm de la Poétique de Diderot · texte numérisé non relu

Cf. tout le chapitre xm de la Poétique de Diderot

3. Théâtre de Beaumarchais, I, 40, édit. d'Hcylli et Marescot.

4. Diderot disait : t C'est aux situations à décider des caractères » (VII, 347, édiU Assézat), et son disciple Mercier le contredit formellement \ * ta&& \^

monde où l'on voit que « tout homme est lui-même par son caractère et qu'il est ce qu'il plait au sort par son état sur lequel ce caractère influe beaucoup '.... » L'intrigue qui sortira de là sera au choix simple ou complexe, comme le voulait Corneille *. Elle sera simple, si l'on « serre l'intrigue de telle sorte que le motos d'acteurs possible accomplissent tous les événements 3 » ; mais, csi la comédie d'intrigue soutenant la curiosité, marche tout au travers du drame dont elle renforce l'action 4 », alors c c'est le double plan, que l'on peut appeler complexe > . Ce dernier a même un avantage qui doit le faire préférer définitivement pour la c manière dramique *, celui de « s'appliquer à tous les temps, à tous les lieux, où les grands traits de la nature et tous ceux qui caractérisent le cœur de l'homme et ses secrets ne sont pas trop méconnus 5 ». Si d'ailleurs on remarque qu'un drame est la conclusion et l'instant le plus intéressant d'un roman quelconque °, on conclura avec Diderot qu'il faut entrer «par le centre de son sujet», à l'heure de c la crise», en prenant « l'action le plus près de sa fin 7 ». On doit d'ailleurs faire crédit de son attention à l'auteur pendant le premier acte *. On évitera enfin l'obscurité dans l'intrigue par c l'attention scrupuleuse d'instruire le spectateur de l'état respectif des desseins de tous les personnages ° ».

Cette vérité et cette sincérité dans l'intrigue seront une première source d'intérêt ; on en cherchera une seconde dans le choix du

drame, dit-il, l'action jaillit du jeu des caractères ». Nouvel Eisai sur Vart dramatique, Amsterdam, 1773, p. 10C. On voit que Beaumarchais professe la moyenne de ces deux opinions.

1. Préface d'Eugénie, I, 33, édit. d'Heylli et Marescot. L'idée, comme on sait, est reprise dans Tarare, et renforcée.

2. On voit même, par sa préface de Rodogune, et l'on ne sait que trop par son théâtre, qu'il préférait celles qu'en termes de l'art on nomme « implexes • et dont les Espagnols lui avaient donné le goût.

3 Préface d'Eugénie, I, 39, édit. d'Heylli et Marescot.

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