Préface d'Eugénie, I, 39, ibid
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I i"','ln hathttrdtSHilk lorsque, défendant plaisamment ses c deux itnU % tUutn*:* », if ajoute : c Le genre d'une pièce comme celui de foule mtiïr, aition dépend moins du fond des choses que des carac- Uit'x qui U'*> mettent en ouvre. >
4>*t tW;>, aérien -ement qu'il dit encore au sujet de sa comédie : « Voila lu fond dont on eût pu faire, avec un égal succès, une trat/<'<li«, un» comédie, un drame, un opéra 1 et extera. L 9 Avare de MuliAnniiit-il autre rhoHe? Le grand Mithridate est-il autre chose?» SiniN doute, inaiN Molière n'eût pas fait Mithridate y ni Racine V Avare; et ll^iMiiiiurrliniH fut Hage en n'imitant de trop près ni l'un ni l'autre.
II dut hou Hiicn'-H h la nugacité qu'il eut de traiter le sujet selon son Itôulo pi'upro. Il ost vrai qu'il s'en crut deux, et ne renonça jamais t\ faire autant plourrr qu'il avait fait rire. Au sein du triomphe du Muridijo <{f Fiij<tro % il caresse le projet de c faire verser des larmes h toute* leM femmes sensibles ». H n'y réussit jamais qu'à demi; u\i**l le sucres de ses comédies ne le contentait pas pleinement. N'y «-1 il pu* comme un accent de dépit dans cette phrase de la pivtWe du .UtiHti ik ; t Si je n'ai versé sur nos sottises qu'un peu de
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critique badine, ce n'est pas que je ne sache en former de plus sévère... 1 »? Il s'évertua toute sa vie à le prouver, cherchant à concilier sa gaieté et sa sensibilité natives. Nous avons vu qu'il avait fait d'abord son drame d'Eugénie trop gai et sa comédie du Mariage trop sévère. Il crut avoir résolu le problème dans le drame de la Mère coupable. Il est sincère, nous croyons l'avoir prouvé, quand il écrit : « Mes deux comédies espagnoles ne furent faites que pour le préparer *. » On a du moins dans la préface du Mariage de Figaro une preuve matérielle 3 que cette comédie et la Mère coupable avaient c dans le plan de l'auteur une connexion intime t.
Cette connexion est surtout visible dans la préface de la Mère coupable. Il y reprend la théorie du vis comica propre au drame, exposée dans la préface d'Eugénie. S'affranchissant des distinctions subtiles que Diderot avait multipliées, il préconise une forme de drame mixte où l'on mêlerait « d'un crayon hardi, l'intrigue avec le pathétique ». Cette préface, complétée par sa lettre inédite à € un homme de loi * », est donc son testament dramatique. Elle est son suprême effort pour concilier en théorie, sinon en pratique, les tendances divergentes de son esprit et de son cœur, ce qu'on pourrait appeler après lui son « hermaphrodisme moral 5 ». Elle achève d'expliquer comment l'auteur de la comédie la plus gaie qu'il y ait au théâtre, a pu être aussi le théoricien convaincu du genre sérieux. Et c'est ici le cas de répéter encore avec lui : « La théorie de l'art peut être le fruit de l'étude et des réflexions, mais l'exécution appartient au génie qui ne s'apprend point 6 . » Il n'y eut donc jamais, en fait, de contradiction entre les théories et les œuvres dramatiques de Beaumarchais; ce sont les corrections exigées surtout par ses amis, par le public et par les comédiens qui mirent entre ses drames et ses comédies une distance que lui-même n'a jamais sentie aussi grande qu'elle l'est à nos yeux.