Comme le jour où germa Tarare. Voy. Préface do Tarare
SON ÉDPCAIIQN |CT SES DÉBUTS DtCBIVAlN. 30
l'absence évidente de modestie ; cette dernière était restée dans le manuscrit avec l'épigraphe de la pièce :
Inter strepit anser olores *.
Hais on sait que l'impression est l'écueil pour l'amour-propre comme pour le (aient. Nous avons retrouvé le plan fondu d'un seul jet* dont vient de parler Beaumarchais. On l'y verra, avant de monter le* scènes, comme il dit, établissant dans une sorte de roman ce que Corneille appelle te* faits d'avant-scène. Puis, parvenu au seuil de l'action, à la crise x selon l'expression de son maître Diderot, il pose ses personnages, en traçant un premier crayon de leurs caractères individuels. Il reste ensuite à les faire passer du roman muet sur la scène vivante. L'apprenti combinant le jeu de Iq\i$ ces caractères avec le fond de son roman s'essaye alors à croiser et à tirer les fils de ses marionnettes dramatiques. Il se raconte d'abord la pièce à lui-même, puis, aux passages qui réchauffent, ses héros prennent la parole, le roman se joue dans sa tète et se transforme sous sa plume en un dialogue tout prêt pour ty scène. Qn trouvera plus loin un fragment 3 de ce premier jet, monologue fiévreux de l'auteur enfantant son drame, qui achève de nous mettre dans le secret de ses procédés de composition.
Au demeurant, avec son assurance et son esprit, ses aphorismes sur l'éloquence des situations, son étalage de méthode analogique * et son fracas d'autorités contradictoires, cette préface, dont nous n'avons pas à apprécier ici la valeur critique, peignait l'auteur assez fidèlement. Qn pouvait dès lors répéter de lui ce que le Mercure disait de la pièce : il était vraiment c un de ces êtres heureusement nés que l'on rencontre dans le monde, sur lesquels la critique a