‹ Beaumarchais et ses œuvres: précis de sa vie et histoire de son esprit, d'après des documentsChapitre 283 sur 338 · Cf. l'épigraphe des Deux Amis · texte numérisé non relu

Cf. l'épigraphe des Deux Amis

4. C'est ce que M. Beltelheim, après des virulences singulières, rappelle toujours un peu tard, à la fin de ses chapitres, et surtout dans sa conclusion où il met Beaumarchais sous l'égide de Mozart et de Gœthc. S'il en fallait une à l'auteur du « qu;iteruc » et du Mariage de Figaro pour aller à l'immortalité, on la trouverait au pays de Pascal et de Molièro, dont il est l'enfant terrible, mais légitime.

5. Édit. Gudin, IV, 125 , et édit. Fournicr, 366. M. B-rgcr (Essais sur les œuvres de Beaumarchais, Angers, 1847, p. 58) attribue à tort à Beaumarchais le choix de l'épigraphe : « Ma vie est un combat, » Elle est duc à Gmlin (cf. III, xv), qui l'a empruntée au Mahomet de Voltaire; son ami ne l'eût pas désavoué.

« En général, dit Beaumarchais 2 , je ne suis point l'ami des notes étendues et très multipliées : c'est un ouvrage dans un ouvrage, qui les amoindrit tous les deux. Un des secrets de l'art d'écrire, en matière sérieuse surtout, est, selon moi, le beau talent de réunir dans le sujet qu'on traite tout ce qui tient à renforcer sa consistance; l'isolation des notes en affaiblit l'effet. » On trouvera peutêtre que nous n'avons pas réussi à appliquer partout le précepte de notre auteur; mais, en un sujet si controversé, nous étions condamné à n'être jamais cru sur parole.

Nous avons donc rejeté eu appendice toutes les pièces justificatives auxquelles nous ne pouvions faire qu'une allusion rapide. Le faible mérite de nos recherches en sera moins évident, mais la lecture de notre texte en deviendra plus aisée. Quant à ceux de nos lecteurs que ces documents intéressaient plus que ce texte lui-même, ils eussent été volontiers les chercher encore plus loin. Ceux enfin qui nous feront l'honneur de nous lire tout entier, ne se plaindront peut-être pas de ce surcroit de fatigue.

Les notes que nous avons placées jusqu'ici au bas des pages nous ont paru indispensables dans une étude critique : les unes devaient renseigner au plus vite; les autres, « dont l'isolation eût affaibli l'effet », nous ont paru propres à « renforcer la consistance du sujet », en l'escortant, sans mériter l'honneur d'en être une partie intégrante.

N° 1 (voy. p. 3).

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