DE LA BOUTIQUE DE LA RUE SAINT-DENIS AU FAUTEUIL DE LOUIS XV
« Le frère charmant » et son entourage. — Le jeune homme « ardent au plaisir ». — Le môme « laborieux par nécessité ». — L'inventeur. — L'horloger du roi. — Le héros du roman Franquet. — Le harpiste de Mesdames. — — L'élève de Duverney. — Il vole à la faveur et à la fortune.
Le 24 janvier 1732, damoiselle Louise Pichon ', femme du sieur André-Charles Caron, maître horloger à Paris, mettait au monde un enfant du sexe masculin, qui fut tenu sur les fonts par le sieur Pierre-Augustin Picard, maître chandelier, et par Françoise Gary, fille cadette d'un autre maître chandelier, beau-frère d'André- Charles Caron. Elle fut donc illuminée à souhait, la cérémonie où l'on baptisa Pierre- Augustin Caron, qui se donnera un jour pour second nom de baptême de Beaumarchais 3 et aura pour marraines
1. Voy. Appendice, n° 1, la notice généalogique. Plus favorisée que Pierre- Augustin, sa sœur Marie-Louise, la fiancée de Glavijo, avait eu pour parrain un ancien recteur do l'Université, et pour marraine la fille d'un académicien. — Voy. Die t. de Jal.
2. Gudin (Mis t. de Beaumarchais, élit. Tourneux, p. 10), après avoir raconté comment M. Franquet, vieux et infirme, fut amené à se défaire de sa charge en faveur du jeune Caron, ajoute que ce dernier « prit dès ce moment d'un très petit fief le nom de Beaumarchais ». L'affirmation est formelle ; c'est dit vivant de M. Franquet qu'il aurait pris ce nom, acquis sans doute avec la charge, n'en déplaise à M*Goezman. Mais Gudin est ici contredit par son ami, qui écrit, dans une pièce inédite adressée à son avocat, au cours du procès Aubertin : « Le sieur Caron de Beaumarchais, qui ne portait en 1756 que le nom de son père, avait
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Dans la famille Can>n. c'était use on* aie courante* que Ion érhan^eait sans compter, connue raferiÛMu Cette dernière était prodi^jée à Pierre-Àucustin par une a^ére in ..îu! fente* et des sœurs aTi.î?i ai :l an tes qu'enjouées. Le père lji-ciêrae n'était avare ni de bon* mots ni de tendresse, mais sa riva ci te d'esprit et sa bonté naturelle *e conciliaient très bien atee la gravité nécessaire au chef d'une
**/i i'* 4i wzkt Fraa j«;et une ehjir^e de eontrv'eur «J-* 1* mit>»B du roi ». Dans n.vt fc^-re im#ir* le 1T6I el fort tint "le***, le S?-*i -f.^w d# Ecau marchais, A.i-v»r.-». «|ïi 4*i a: t pourtant sj>oit lorta yras^he «i *«n t.Lre fourni par son frem • *t >^=k*-frêr#: a* vr.>ad. I>rnt en deux œ->t< : t'Mir^^r «^t ainsi libellée : ♦ *v^t^r ^ fc^i-Uir'bai». C.*nU»>leur de U &.m^e du Rot *« /« J/tfÎMm é* M 1 .**',. *r, tr^mï^t CoojoiU de M. de Roanne. lnr->ner ^encrai de L'ext/«v**ttre ê*% hn+œ* a Fari«. 38 mirs IT^I. »
1 Jv». U? JT/y^ra^, j ;jUei el oet*l»r* I^TJ. et M. LinvutaeU Molière, p. 9.
f ^r *a ^eit^ a v,n p^re. reproduite par M. de l.om.-nie. I. lit.
* * ^ rt * ^«t œfnif le prov rb, N puisqu'il êuit de Po-jtoise. mais c'est fc./w^-t Tit ra ftVTjn»!.^ l'amien, 1. ||. c . ht. — Le ver» cilc ci^le$stis est 4*v« j^ />«u 7^U*r^, p. 15ô,édit. eli.
t* %*;. h*s*m*rd*u et ton temps, I, 74.