‹ Beaumarchais et ses œuvres: précis de sa vie et histoire de son esprit, d'après des documentsChapitre 309 sur 338 · DANS LES AFFAIRES D'AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

DANS LES AFFAIRES D'AMÉRIQUE

« J'ai envoyé, a dit Beaumarchais dans sa requête à la Commune, à mes risques et périls, ce qu'il y avait de meilleur en France, en munitions, en armes, en habits, aux insurgents manquant de tout, à crédit, au prix des factures, les laissant maîtres de la commission qu'ils payeraient un jour à leur ami (car c'est ainsi qu'ils me nommaient), etc.. > Édit. Fourni er, 496. — C'était une affaire gigantesque. Nous avons le contrat intervenu entre Beaumarchais et les États : il leur ouvre un crédit annuel de 2i millions, avec faculté de n'accepter les envois d'armes et de munitions qu'après contrôle, comme on va voir par les deux articles suivants, que nous transcrivons textuellement .

c Art. VI. Des agents nommés sous la sanction du Congrès seront 'ibres d'inspecter la qualité et de s'informer du prix de tous les objets qui devront être expédiés pour le compte des États-Unis, avec pouvoir de rejeter ceux qu'ils ne croiraient pas convenables ou qui seront portés à un trop haut prix, etc.. Art Vil. Des lettres de change tirées annuellement sur la maison de Rod 1 , Horlalès et C ie pouf les sommes de 21 millions de livres tournois seront payées exactement. > Les lettres de change étaient tirées c à double usance et aux termes suivants, savoir : dans les mois de mai, juillet, septembre, novembre, janvier et mars, pour 4 millions tous les deux mois, etc.. >. Le contrat était bilatéral, — suit la liste des retours auxquels s'engagent les États. La pièce est certifiée, comparée c avec l'original par M. Ch. Thomson, secrétaire du Congrès » et signée du c 16 avril de l'année de Notre-Seigneur 1778 ». Suivent les signatures.

M. John Bigelow a publié à New- York, en 1870, une brochure intitulée : Beaumarchais le Marchand >oii il établit son activité et son intégrité commerciale; la lecture en a été très applaudie par la Société historique de New- York et par le High litterary tribunal. Nous ajouterons, pour ne rien celer, qu'il nous est parvenu de Philadelphie une brochure hostile à Beaumarchais, et sans date. Elle a pour titre : Beaumarchais and the lost million 9 by Charles J. Stillé. Ce ne seraient pas les arguments, dont nous avons une caisse pleine, qui nous manqueraient pour répli-

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