BEAUMARCHAIS, MÉDIATEUR ENTRE LE DIRECTOIRE ET LES ÉTATS-UNIS
La consultation politique de Beaumarchais, sollicitée par les députés néricains à Paris, est trop longue pour être citée en son entier. Voici abord le début de la seconde phrase : c Je crois répondre à votre onorable confiance en vous disant, etc.. * Plus loin, nous lisons en large : c Période que M. R... m'a fait retrancher avant de l'envoyer imme dangereuse. » Voici la période incriminée ; « Quoique je n'aie ulle mission, je vais m'employer de mon mieux à détruire l'obscurité ui ne devrait pas exister sur d'aussi puissants intérêts que ceux que vous •aitez en France. — Quel que doive être le succès de votre négociation, 'est un bien triste enfantillage qu'il puisse être incertain encore si vous vez des torts de négligence personnelle envers notre ministre des relatons extérieures, ou si ce ministre éclairé, qui vous estime tous, est ai-mème en retard envers vous, ce qu'en honneur je ne crois pas. Les laintes étant réciproques, un homme de sens peut juger qu'il y a erreur es deux parts, et je croirai avoir bien servi mon pays, et même avoir té utile au vôtre en dissipant l'épais bouillard qui vous empêche d'avaner sans aucun fruit pour les deux Républiques, au grand dommage de outes deux. Salut, respect et attachement. » Au verso, Beaumarchais crit de sa main : . Période que j'y ai substituée : c En effet, on eu ttend une (réponse), m'a-t-on dit, sur des objets précis qui vous ont !lc remis, par écrit, au nom du ministre, et par la personne affidée avec lui vous m'avez permis d'en causer librement. Tout retard de cette 'éponse, soit au ministre même ou soit à la personne qui vous a remis ;et écrit, ne peut que nuire au succès désirable de votre négociation.
c Je vous en dirai davantage la première fois que j'aurai l'honneur de rous voir... »
N° 35 (voy. p. 135).