‹ Beaumarchais et ses œuvres: précis de sa vie et histoire de son esprit, d'après des documentsChapitre 60 sur 338 · Voy. édit. Fournicr, 023; édit. Gudin, VI, 10'J · texte numérisé non relu

Voy. édit. Fournicr, 023; édit. Gudin, VI, 10'J

5. Sur un conseil indirect de Sainte-Beuve, la Société des auteurs dramatiques a placé dans la salle de ses séances un buste de Beaumarchais du à M. II. Allouard, et dont M. Paul Bonncfon vient de publier un croquis dans son Beaumarchais. y

G. Une grande partie des originaux de celte correspondance est rentrée, non sans peine, en possession de l'arrièrc-pclit-fils de Beaumarchais. Les circonstances de temps et de lieu ne nous ayant permis jusqu'ici qu'une exploration sommaire de ce trésor, nous en évaluons approximativement les pièces à deux mille. Plusieurs sont de la main de Voltaire, ce qui, on le sait, est assez rare. Y en a-t-il d'inédites? Fourniraient-elles des variantes précieuses? Nous en avons coliationné une demi-douzaine, prises au hasard, qui ne nous ont offert que des variantes insignifiantes,; mais l'exemple de l'édition des Vraies Lettres à

Concluons-en malgré les mécontents, et pour le faire court, que les munitions de la guerre de l'Indépendance n'étaient pas avariées 1 , quoiqu'en ait dit Mirabeau, que les arguments de l'affaire des auteurs dramatiques n'étaient pas équivoques, et que l'édition de Kehl a bien ses mérites. Hais notre auteur en a d'autres, que nous avons hâte d'examiner de plus près.

l'abbé Moussinot, par M. Courtat, indique à priori qu'il y aura lieu d'y regarde do près. Nous n'y manquerons pas. — Le billet suivant témoigne de la curiosité qu'excita la simple annonce de celte publication : « Monsieur de Beaumarchais ferait bien plaisir à M. de Crosne s'il lui était possible de lui prêter seulement pour deux heures les Lettres du roi de Prusse et celles de M. de Voltaire destinées à être imprimées. C'est pour une dame des amies de M. de Crosne qui est très malade en ce moment, et qui désirerait se les faire lire. M. de Crosne peut assurer M. de Beaumarchais qu'on aurait le plus grand soin de ces Lettres, et qu'on ne les garderait pas plus de deux heures. Ce lundi soir. » — Voici le bilan de l'affaire à la mort de Beaumarchais : « Le Voltaire 800 000 francs, à prix de vente aux particuliers, » fut réduit suivant le traité avec Bossange et C ïc à la somme de 200000 francs, net 11)0 000 après résiliation; à défalquer encore les lots gagnés par divers souscripteurs, et la part des frais généraux afférente au Voltaire, dans l'entreprise de Kehl. — La vente des caractères de Basker ville, agrès et ustensiles de la fonderie, produisit 187000 francs. — A notre compte, c'est un demi-million au moins qu'il en coûta à Beaumarchais pour être le typographe de Voltaire.

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