Voy. édit. d'Hcylli et Marescot, IV
li. Variante inédite de la préface d'Eugénie. 4. Édit. Fournicr, 100.
T>. Quant aux censures qu'aurait essuyées la Comédie du sérail, au dire de Figaro, elles sont restées son secret et celui de v l'envoyé de je ne sais où .*.
6. Gudin s'en souvcuait-il vaguement quand il écrit, VI, 282 : « Des ce moment (dès le lendemain de la première ô'Iphigénie en A ulide, premier opéra de Gluck, joué à Paris en 1774, trois actes, paroles du bailli Durolet), ils eurent le désir de faire easc.nblc un opéra » ?
Sur les mêmes feuilles, au nombre de six, toutes de la main de Beaumarchais, toutes de la même encre, sauf quelques surcharges beaucoup plus noires, on lit des morceaux de Tarare, alternant avec les brouillons de la préface du Barbier.
C'est d'abord l'ébauche en prose du prologue. Elle est écrite sous la forme d'une « dissertation philosophique à ce sujet » curieusement bigarrée d'esprit et de philosophisme 1 . Suit la distribution des rôles, puis vient une page du prologue dialogué en prose*. On a reconnu les procédés de composition que nous avons signalés à propos d'Eugénie et du Mariage de Figaro 3 : Beaumarchais se raconte d'abord ses pièces et ne délie que peu à peu la langue à ses personnages. Cette page du prologue dialogué en prose précède certains passages de la préface du Barbier, notamment celui où il décrit la danse de Vestris; puis vient la comparaison de l'esprit de Beaumarchais avec un volant, qui est suivie de la critique de notre musique dramatique ; après quoi Beaumarchais, sur la même feuille, revient à Tarare. On voit qu'il n'y a de place pour aucun doute.
Nous retrouvons ensuite de nombreux fragments de Tarare en prose. On ne peut supposer que Beaumarchais eut d'abord l'idée d'en faire un drame, car il écrit en 1775 :
J'ai fait des vers fort courts, parce que la musique est toujours fort longue. J'ai serré les événements, parce que la musique, qui délaye lout, perd beaucoup de temps. J'ai rendu mon style fort simple, parce que le rhytlimc de la musique, qui n'est déjà que trop fleuri pour l'intérêt > vicie à force d'abonder en ornements superflus. J'ai appelé cet opéra Tarare*, etc....
Sous cette première forme, Tarare, comme toutes les œuvres de notre auteur, mémoires, drames ou comédies, contient à hautes doses ces saillies bouffonnes, ces élans intempérés de verve, dont il disait avec une bizarrerie qui en est l'image :
Écrivains, gardez-vous bien de forger à froid. Tant que le fourneau du génie fait étinceler la matière, forgez sans relâche, entassez, ébauchez les masses en les dégageant des scories avec le souffle! des poumons qui