Archivea de la famille
Les témoignages sur la première représentation du 26 juin 1792 sont contradictoires ', puis le succès du quatrième acte soutient le reste % et enfin c'est à celte dernière œuvre qu'il doit de recevoir en personne, le vendredi 5 mai 1797, sur la scène du Théâtre- Français, ces honneurs qui faillirent faire mourir de plaisir son maître Voltaire.
Si les c deux comédies espagnoles » ont mal préparé la Mère coupable, ce sont du moins elles qui avaient préparé ce triomphe 3 .
Cette pièce fut l'adieu de Beaumarchais au théâtre ; c'est sa vie désormais qui allait offrir « une intrigue de comédie fondue dans le pathétique d'un drame * ».
1. Yoy. dans l'édit. d'Hcylli et Marescot, IV, 181, les principaux témoignages cités.
2. Le billet suivant de Rœderer en témoigne : « Au citoyen Beaumarchais, rue Paradis. — Je ne puis vous taire ni vous exprimer le plaisir que j'ai eu hier à la Mère coupable. Jamais je n'ai versé de si douces larmes. Voilà du pathétique. Quel quatrième acte! Ma journée d'hier eût été complète si j'avais pu vous embrasser; et votre tète que je voyais devant moi d Vorcheslre ajoutait à mon désir. Recevez mes félicitations et mes remerciements. J'espère que vous nous fera encore quelque chose. Ce 21 floréal, Rœderer. » Beaumarchais l'espérait aussi : « Je veux faire une autre pièce, si je me trouve du loisir et s'il me reste encore des forces, intitulée : la Vengeance de Bégéarrs ou le Mariage de Léon», écrivait-il le 14 messidor an V. Voy. Appendice, n* 40. — La petitc-fllle de Rœderer, encore vivante, épousa le petit-fils de Beaumarchais, Ch. Edouard de la Rue.
3. Voy. édit. d'Heylli et Marescot, IV, 187, et la lettre à T. (Théveneau de Morande) du 6 juin 1797 : c 11 a fallu paraître entre Mole, Flcury et M 119 Contât. »