‹ BeaumarchaisChapitre 4 sur 5 · C.\RoN i>i: Bi:At:M.M<CHAis · texte numérisé non relu

C.\RoN i>i: Bi:At:M.M<CHAis

P.-S. — Un différend élevé entre M. Montaud, l'ainé, mon capitaine du Fier- Rodcrigue, arrivé de la Virginie à Rochefort, et M. Chevallié, négociant en cette ville, mon armateur et supercargue de ce même navire, allait peut-être exciter entre eux un procès long et dispendieux; mais moi, qui suis payé pour en être l'ennemi juré, je les ai engagés à s'en rapporter entièrement à vous, messieurs, sur le point de leur discussion, et j'aurai l'honneur, pendant mon séjour en celte ville, de vous remettre le compromis pacifique que je leur ai fait faire et les pièces de chacun à l'appui de leurs prétentions.

A Bordeaux, chez Lannes, traiteur, place du Puy-Paulin.

i6 octobre 1779.

SuscRiPTioN : Messieurs les Directeurs et Syndics de la Chambre de Commerce (1).

(i) Celle lellrc n'est pas inédite. Klle n Ct6 publiée, d'aprts les pnpicrs itc la Chambre de Commerce de Bordeaux, dans les Archives hixtoriijuc.i du dcyarlcmc»! de la Gironde, t. XIX, p. H2, Nous la reproduisons ici parce qu'elle nous semble un peu perdue dans celle vaste collection et que son post-scriptiim «llic quelque intércl.

Messieurs, au milieu- des succès que nous allaient donner une paix glorieuse la malheureuse issue du combat de M. Grasse ne pourrait que retarder cette paix après laquelle nous soupirons tous ; mais il y a tant de patriotisme en France, que tous les bons sujets du Roi doivent se re'unir pour réparer promptement la perte de quelques vaisseaux qui nous manquent. Déjà les souscriptions s'établissent en foule dans la capitale pour ce grand objet. Dans la persuasion où je suis, messieurs, que les villes de commerce maritime ne resteront pas en arrière, je vous prie de vouloir bien me coucher pour cent louis, dans la souscription que je vous invite à suivre. Il me semble qu'un vaisseau de ligne offert au Roi et portant le nom de la ville qui en fera l'hommage, ne peut qu'être agréable à Sa Majesté. Donnons-lui de nouveau la satisfaction de connaître que si nous avons le bonheur d'avoir un excelent maître, il a le bonheur de régner aussi sur une excelente nation.

Je suis, avec le plus profond respect, messieurs, votre très humble et très obéissant serviteur.

Caron de Beaum.\rchais. •

MM. Testart et Cachet sont chargés par moi de consigner la somme de ma consignation.

Paris, ce 28 may 1782 (i).

(i) Comme la précédente, cette lettre a paru dans les Archives histori.-jucs du dcp.jrtemcnt de la Gironde, t. XIX, p. 83.

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