LE SUPERBE
> A la mort d'Ivan I.", aucun des frères et des fils de ce souverain n'osa prendre possession du trône vacant. Tous les prétendans partirent ensemble pour soumettre leurs droits au jugement d'Usbek; et, ce qui est bien rare entre des rivaux, ils n'entreprirent rien les uns contre les autres. La souveraineté fut adjugée aux fils d'Ivan , en lais-sant à Siméon la supériorité ; mais^ par un traité qu'il fit avec ses frères, il conserva toutç l'autorité avec la moitié des reyenuS'
La Russie goûtait le repos d^ la paix, lorsqu'en 1.352 elle fut attaquée par }e plus cruel des fléaux, la peste. On ignorait alors les précautions qu'il fallait prendre contre cette maladie destructive. Le premier symptôme, éjtait un crachement de sang, et le troisième jour amenait ordinairement la mort. Le grand-prince de Moscou en fut atteint, et succomba à Tâge de 36 ans, après en avoir régné treize* On prétend que cette peste fut
(94) très-favûrable aux monastères de Russie ^ parce
que les matTrans leur léguaient toutes leurs ri-
cliesses.