OPE 8TJB LB JOUR DE SATIETE OÉOILS
Ode sur le Jour de Sainte Cécile.
Descendez, Muse&, descendez Aux instruments donnez une âme, De la Lyre éveillez les cordes, et chantez,
De vos voix parcourez la gamme.
Que le luth amoureux se plaigne tristement, De sa voix de stentor que le clairon résonne,
£t d*un long retentissement Fasse vibrer Técho pom^éveiller Bellonne; Tandis qu'avec des sons 'filés, majestueux.
Les orgues monteront jusqu^au plus haut des cieux.
Ecoutons, ô merveille!
Des accents doux et purs envahissent PoreiUe, Ils deviennent bientôt plus forts, encor plus forts. Et remplissent les airs de leurs flots d'harmonie;
Bientôt leur puissance infinie D'un crescendo fougueux a redit les accords :
Cette musique en tremblant flotte Comme le chant de la linotte, Puis par dégrés dépérissant SWaiblissant^ Comme une âme en souffirance Vient mourir dans une cadence.
La musique soumet à son diapason
Sous un égal niveau l'esprit et la raison.
Si trop de joie un jour se remue en notre âme,
Le calme de sa voix nous vient comme un dictame;
Si notre âme, au contraire, est en proie aux chagrins,
Toujours pour les calmer elle a des anodins.
Elle a pour le guerrier des sons vibrants de gloire,
Pour l'amant malheureux un baume péremptoire;