‹ Beautés de la poësie anglaise [tr.] par le chevalier de ChatelainChapitre 11 sur 162 · A MA FILLEULE ALICE · texte numérisé non relu

A MA FILLEULE ALICE

Quand tu feras ta cour, l'œil brillante d'émoi,

Philippe ! ô mon Roi !

Quand brisant les verroux, le cœur entre deux fièvres,

Imploreront tes purpurines lèvres, Couronné par Tamour tu régneras vainqueur, Asseyant ton pouvoir sur quelque tendre cœur, Oh ! régis doucement, crois-moi, ton beau royaume. Femmes ! nous aimons tant, Tamour est notre psaume !

Philippe ! 6 mon Roi !

De ta bouche à ton front te regarde, et j'ai foi !

Philippe ! ô mon Roi I J'y découvre l'esprit qui, brûlante lumière, Sous son éclair subjuguera la terre; Mon Saul, mon David que je te voie un jour Des mortels le premier dominer à l'entour ; Et cependant ton front réclame une couronne Plus belle encore alors que le péril la donne . . .

Philippe ! ô mon Roi !

Une couronne d'or I — ^non ! de palmes pour toi

Philippe 1 ô mon Roi 1 C'est le sort de fouler un sentier plein d'épines,

Et de marcher à travers les brumes; Rebelles en dedans, ennemis au dehors.

Tâcheront de happer et ton âme et ton corps ; Mais glorieux martyr ris-toi de ces phalanges. Lors au trône de Dieu viendront porter les anges

Philippe ! le Roi !

A MA Filleule Alice.

AucE, ma petite Alice, A peine baptisée et déjà mon délice !

Peut-on trouver rimes jamais Capables de chanter ton idéal si frais, Et d'exprimer les voeux que pour toi fais Alice, Ma perle, mon bijou, mes amours, mon délice !

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