ODE XIII DE JOHN SCOTT
De crainte ou jalousie ; on y vit, mais en sage ;
Et cependant j'admire aussi ce noble amour
Qui par delà le ciel va chercher un séjour,
J*admire Tamitié, sa platonique flamme
Emeut toujours mon cœur, et réchauffe mon âme,
Car avec mon ami je suis un, toujours un,
L'amour voluptueux multiplie au contraire,
On peut dire de lui que les deux font la paire.
Biais nos deux cœurs sont un^en eux tout est commun.
Dans ton repos, Solitude sacrée Sans cesse coule à flots, à puissante marée Tout le bonheur que Thomme ici bas peut rêver. Tout ce qui peut charmer Tesprit, le captiver, Tout ce qui peut nous mettre à Tabri des orages. Tout ce qui peut enfin nous rendre heureux et sages. Et puissé-je toujours sur ce mol édredon Passer en paix mes jours dans un doux abandon. Jusqu'au moment promis où seule et sans escorte L'inévitable mort viendra pousser ma porte.
Et sans plus de façon soulevant le loquet.
M'emportera soudain^ dans plus riant bosquet.