MADAME DT LA FIE
Bruits de charivari, Vous ! les bruits les plus fous î La tant douce Sylvie elle a le pas sur vous,
Elle en pince, ellel de la langue!
Jamais, oh! non jamais de trêve à sa harangue. Elle parle, elle parle, elle parle toujours; Elle vient, la voici: bienheureux sont les sourds!
"Une I*ie! une Pie! oui, c'est bien une PicI
Mais vous êtes donc fou, mon cher!
Apporter une Pie, ici, de par Tenfer!
Peut-être, selon vous, est-ce faire œuvre pie? Une bavarde Pie, un joujou caquetant t . . . *
C'est que, c'est un objet tentant!
Vous savez pourtant bien dà que votre Sylvie A le bruit en horreur, qu'il chiffonne sa vie! Vous m'avez appcHrt^, bien sûr, ce beau cadeân
Pour le guérir mon rhume de cerveau!
Voyons faites entrer votre adorable bête,
Afin qu'elle en fasse à sa tête, Et que sur ma toilette, et sur mon oreiller Elle vienne à son gré sautiller, mordiller ; La Pie est un oiseau si charmant et si propre
Qu'il ne fait jamais rien d'impropre ; Seulement, c'est certain, il me fera mourir.
Ouf! respirons, 6 ciel! c'est à s'évanouir!
A la rancune, on sait, jamais ne m'abandonne, Je suis si patiente, et si bonne personne !
Sans cela, cher mari, satané paltoquet !
Je te le dis, tiens, vois- tu bien ta Pie Je lui ferais passer pour toujours la pépie, En lui tordant le cou, puis de son corps fluet. Je bourrerais ta gueule en guise de poulet. *
n me faudra mettre au plus vite Mes bagues, mes bijoux, et tous mes riens d'élite
Sous clé, dans un affi-eux tiroir.
Si que ne pourrai plus à chaque instant les voir!