MADAME ET LA PIE
Au diable vont aller et mes chinoiseries, Et mes chers similors, toutes mes YielUeries; Car la Pie est certe un oiseau voleur, Et destructeur, autant au moins que procureur. Vous êtes bien heureux, je le dis sur mon âme,
D'aYoir trouvé quand cherchiez femme Ma parole d'honneur I une Job en jupon, Un modèle d^amour, de paix et de concorde, A vos péchés nombreux qui fait miséricorde.
Autrement vous seriez à plaindre, mon poupon! Seigneur! voyez- vous cette bête vilaine ' M^occasionnera migraine.
Mordra, se battra, grattera A tout enfin s^agripera.
Monstre va! . . dépenser sa vie A faire mon malheur à moi pauvre Sylvie!
Oui, vantez-vous en, c^est du beau De me perdre par un cadean, Vrai cadeau de jésuite!
Elle est belle votre conduite !
Est-ce donc agir en chrétien Rendre ainsi le mal pour le bien 1 Envers moi qui vous ai (Vous aimiez la pécune), Apporté si belle fortune!
Envers moi, gringalet obscur, Qui bien que de grande £Eimille Et portant dans un champ d'azur.
Cela n*est pas une vétille, Un beau Lion rampant, vous ai pris pour futur ! Envers moi, qui n^avais, au Royaume de Tendre Qu'à me baisser dà pour en prendre.
Tant il était cossu, tant il était nombreux
Le troupeau de mes amoureux.
Las I est-ce donc ainsi, Monsieur, qu'à mon mérite
On rend justice Oh ! je me trouve mal I . .
Marie !.. à ma rescousse, accourez et bien vite. Du citron, du clary, de suite un cordial I"