‹ Beautés de la poësie anglaise [tr.] par le chevalier de ChatelainChapitre 13 sur 162 · LES PETITES CHOSES · texte numérisé non relu

LES PETITES CHOSES

Et les beaux anges du bon Dieu Célèbrent notre hymen par de là le ciel bleu ! "

Pantelant il tomba sur son cou diaphane, Puis sur sa lèvre il mit baiser de feu ; De ses bras enchanteurs ainsi qu^une liane Elle Tenveloppa comme pour un adieu, Mais froids étaient les bras de la belle Sultane.

Lui, sous rëmoi d^un tel bonheur Eperdu s^aâQsdssa, puis se fondit son cœur.

Tjorsque le lendemain pour éclairer la terre

Vint le soleil, — près la vierge-démon Raide le disséqueur, cet amant téméraire Gisait silencieux, — n^était plus que limon, Et la mort sur son front gênait son rosaire.

Depuis ce temps le disséqueur Près de son épousée est, et dort cœur à cœur.

Les Petites Choses.

Un voyageur par un chemin poudreux Sur la route épandit un jour des glands de chêne.

L'un d'eux prit germe, et poussa plantureux.

Et devint un bel arbre, ornement de la plaine.

L'amour, le soir sous son contour heureux, Vint à la dérobée y gazouiller ses vœux ;

Vers le midi sous son puissant ombrage, La vieillesse se plut abriter son grand âge.

Le loir aimait y creuser son manoir.

Dans l'été les oiseaux y trouvaient leur dortoir,

De son quartier c'était la gloire.

Et chacun bénissait son ombre învitatoire.

Un frais ruisseau, gentil et gai causeur.

Un jour s'était perdu sous l'herbe et la fougère,

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