‹ Beautés de la poësie anglaise [tr.] par le chevalier de ChatelainChapitre 159 sur 162 · AU COUCOU · texte numérisé non relu

AU COUCOU

Tandis que suis gisant sur la pelouse verte

J'entends ta voix qui deux fois £ût coucou, Alerte et toujours plus alerte.

De près, de loin, on ne sait d'où.

Bien qu'avec le vallon ne causant, c'est notoire, Que du printemps, des âeurs et du soleil, Tu m'apportes toute une histoire D'un songe ... ou plutôt d'un réveil.

Sois trois fois bien- venu! favori de la terre!

Vois-tu pour moi tu n'es pas un oiseau.

Mais xme voix, mais xm mystère Qui happe mes sens à nouveau ;

Comme en ces jours lointains oii j'étais à l'école, Lorsque ce cri : Coucou! coucou! coucou!

Me fEÛsant perdre ma boussole Pour toi courrais le guilledou.

Pour te trouver souvent j'ai perdu patience . . . A travers bois toi tu m'apparaissais

Toujours à l'état d'espérance.

Toujours entrevu — vu jamais!

Et je t'écoute encor sur la pelouse verte

Et je bénis toujours ta voix Coucou !

Tandis que ma mémoire alerte Avec mon passé fait joujou.

Oh! bienheureux oiseau! quand s'entend ton cantique, Notre " Ici bas " par lui rendu joyeux, Redevient un palais féerique, Et nous pouvons rêver des cieux !

368 LE CARAortei d'uits vie hexireusi.

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