‹ Beautés de la poësie anglaise [tr.] par le chevalier de ChatelainChapitre 88 sur 162 · MONTGOMERY (JAMES · texte numérisé non relu

MONTGOMERY (JAMES

Né en 1771— Mort en Avril 1854.

Robert Burns.

Pour l'essor, pour le chant, la beauté du plumage Quel oiseau pourrait-on jamais lui comparer A ce Barde Ecossais dont le tant doux parlage, Sublime si souvent, ne peut trop s'admirer?

184 UOBEUT BUBNS.

Selon son bon plaisir, selon sa fantaisie, Robert Bums avait Tart, ou plutôt le bonheur De varier sa voix ; et sa suprématie De tout oiseau rival en faisait le vainqueur.

Sa chanson prenait-elle une allure morale, Soudain cMtait le Merle aux suaves accents; Etait-elle, au contraire, et vive et joviale, Lors c'était PHirondelle, oracle du printemps.

Ou c'était rOiseau- Mouche à l'aile diaprée, S'abreuvant de rosée, allant de fleur en fleur; Ou citait le Corbeau lorsque souffle Borée; Ou c'était r Alcyon dans le calme rêveur.

Ou c'était le Hibou " dans l'église en ruines D'Alloway,^* pendant Theure où veille le Malin; Ou bien c^étaît le Coq, *^prés des eaux cristallines De la Doon,*' saluant le soleil du matin.

Quand il laissait trotter sa veine aventurière, C'était le Roitelet qui se plait dans les bois; A Bannockburn c'était l'Oiseau de la lumière, L'Oiseau de Jupiter — la foudre était sa voix.

C'était l'Oiseau Nocturne en ses jours de tristesse; Et le Chardonneret en ses jours de bonheur; C'était aussi la Grive ivre de son ivresse.

Prodigue de sa joie, éparpillant son cœur.

C'était encor le Cygne à la blanche cuirasse. Et pensif et tranquille, et plein de majesté; Mais était-il lancé? jamais Faucon de chasse N'occit plus d'ennemis que sa causticité.

Pour la simplicité, c'était une Fauvette, Une Colombe pour la naïve douceur; Mais il était surtout pour sa gente Nanette Le divin Rossignol qui gémit son bonheur!

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