‹ Beautés de la poësie anglaise [tr.] par le chevalier de ChatelainChapitre 9 sur 162 · LA CHANSON DU CEBISIEB · texte numérisé non relu

LA CHANSON DU CEBISIEB

Et VOUS, TOUS m^avez dit : ^^ Au delà des nuages Il existe un Royaume habité par les Sages, Dans un jour étemel gouverné par un Roi Bien bon, où nous irons peut-être vous et moi."

Et dites-moi, maman, pensez-vous que grand père Soit dans son grand fauteuil avec ses yeux de verre, Sa bible et son sourire, et quHl me dise à moi, Petit, viens m'embrasserî comme avant son convoi?

J ^allais aussi le voir mon petit camarade Alfred, il était mort, et même un peu maussade, Vrai I car il me bouda, moi Tami de son choix I Mais il sera content de me revoir, je crois

Le vieux César aussi, mais vous m^avez dit, mare, Qu*un chien ne peut aller où je vais .... c^est misère I Ce serait si gentil de le voir caressant Vers moi, comme autrefois venir eu bondissant.

Mais maman votre cœur, je le sens qui se brise, C^est vrai que c^est bien triste et le vent et la bise ; Les feuilles et les fleurs auront vécu demain : Mais nous en reverrpns là haut, j^en suis certain.

La Chanson du Cerisier.

Au réveil du printemps, Dieu dans sa bienveillance Dit : " Allez, préparez la table pour le Ver." Et sitôt qu'il a dit, le Cerisier commence A jeter par milliers ses feuilles en plein air.

De son œuf protecteur soudain le Ver s^éveille, Point n'a senti le ûroid dans sa maison d'hiver, A peine encor sait-il ou s'il dort, ou s'il veille, Qu'il se sent faim, et ronge avec sa dent de fer.

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