‹ Beautés du christianismeChapitre 26 sur 42 · PIETE ET AUTRES GRANDES QUALITES DE ROBERT, ROI DE FRANCE · texte numérisé non relu

PIETE ET AUTRES GRANDES QUALITES DE ROBERT, ROI DE FRANCE

Robert, fîls de Hugues-Capet , régnait en France au commencement du onzième siècle, il avait pour la sainte eucharistie une dévotion telle, qu'il croyait y voir Dieu dans sa gloire, plutôt que sons des symboles; aussi était il extrémcriicnl attentif à fournir des vases et des ornemens pour la célébration du saint sacii-

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fice, il se plaisait encore à orner niagni- (Iquenient les reliques des saints, dont sous son règne on découvrit un grand nombre surtout dans la ^ille de Sens. La découverte la plus célèbre fut celle des corps des niarlyrs Savinien et Potentien^ apôtres de cette ville. Le roi et la reine Constance firent enfermer celui de Savinien dans une chasse de vermeil , enrichie de pierreries, que Piobcrt porta luimême sur ses épaules, avec le prince Robert, son fils.

Ce monarque était très-assidu aux offices de l'église, récitait tous les jeurs le psautier, et enseignait aux gens de sa cour les leçons et les hymnes. Il passait saiîs se coucher les nuits qui précédaient les grandes fêtes; depuis la septuagcsime jusqu'à pâ |ues, il couchait sur la terre, et faisait des pèlerinages pendant le carême. Chaque jour il nourrissiiit trois cents pauvres, et quelquefois mille; le jeudi saint il en servait à l'heure de tierce au moins trois cents, un genou en terre, et leur donnait à chacun du pain, des légumes, du poisson et un denier; il en faisait

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autant à scxle. 11 servait ensuite cent pauvres clercs, donnait à chacun douze deniers, et chantait les psaumes pendant cette pieuse cérémonie; après son repas il se dépouillait de sesvétemens, ne gardait qu'un cilice, et lavait les pieds à près de deux cents pauvres , à chacun desquels il donnait deux sous , les sous et les deniers étaient des pièces de monnaie d'argent. En Ihonneur des douze apôtres il menait partout douze pauvres, qui marchaient devant lui , montés sur des ânes, et chantant les louanges de Dieu.

Ce bon roi avait la simplicité de laisser prendre en sa présence l'argenterie de sa chapelle, et souffrait que dcô voleurs coupassent les ornemens d'or qu'il portail sur lui.

Voulant faire par dévotion le voyage de Rome , il fit chercher dans tout son royaume, pour l'accompagner, les ecclésiastiques les plus vertueux et les plus SI vans. Huit ou neuf ans après ce voyage, l'an 1029, il fit célébrer avec beaucoup de solennité la dédicace de IVglise de

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