EEÂITES
Saint Aignand'Orléans, où il se trouva plusieurs archevêques et d'autres personnes de mérite avec lesquelles il aimait à s'enîretenir; il porta sur ses épaules la châsse du saint. Après la cérémonie il se mit à genoux devant le grand autel, se dépouilla de ses habits royaux, et fit publiquement une prière d'action de grâce. Pendant sa vie, il enrichit celle église de plusieurs dcns, et en mourant il lui laissa sa chapelle : ce présenl était composé de dix-huit belles chapes, de livres d'évangile garnis d'or, de douze reliquaires d'or, d'un au Ici orné d'or et d'argent avec une pierre précieuse au milieu, de trois croix d'or, de cinq cloches, dont Tune pesait six n^ille six cents livres, qu'il avait fait baptiser solennellement et nonunée Pvobert.
Il faut avouer que la piété de ce monarque le porla à quelques actions peu conformes aux règles de la prudence, et à sa propre digiiité, si nous en jugeons par l'esprit du siècle où nous vivons; mais si nous nous reportons au sien uous trouverons peut-être que son zèle religieux avait pour but d'engager les
DU CIIRISTIÀXI3.ME. l'^)
grands de sa cour et les seigneurs du royaume , à montrer plus de douceur et d'humanité envers les peuples qui leur étaient soumis, à les vêtir au lieu de les dépouiller, et à leur donner l'exemple de plusieurs vertus chrétiennes , qu'ils étaient loin de pratiquer.