BELLE DISCIPLINE ETABLIE PAR LES APÔTRES ; LEUR SYMBOLE
La Société , autrement l'Église chrétienne, devait être réglée, et présenter une certaine forme de gouvernement. Les disciples qui en étaient les fondateurs, et comme les premiers magistrats, élus par Jésus -Christ 5 voulant remplir la place vacante par la trahison de Judas, s'étaient occupés, avant de recevoir le Saint-Esprit , de donner un nouveau collègue aux apôtres. Aucun membre de l'assemblée ne se présenta pour occuper cette place; il n'y eut ni brigues, ni sollicitations, ni cabales; Téleclion fut abandonnée au sort , et la vocation divine se déclara en faveur de saint MatLias.
Pendant le séjour de saint Paul et de sailli Barnabe dans la ville d'Antioche, quelques juifs convertis qui s'y rendirer.t do^Judée, jetèrent le trouble au milieu des fidèles, en affirmant qu'ils ne pouvaient être sauvés sans la circoncision.
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Comme celte question était de la plus haute importance, et qu'il était urgent de tranquilliser les esprits agités, les deux apôtres allèrent à Jérusalem consulter leurs collègues et les prêtres. On s'assembla pour examiner TafFaire. 11 y avait dans ce concile, le premier qui se soit tenu dans l'Lglise, cinq apôtres, saint Pierre, saint Jean, saint Jacques, saint Paul et saint Barnabe. Saint Pierre prit la parole en faveur des Gentils, et saint Jacques ayant confirmé son avis par les témoignages des prophètes, il fut résolu à l'unanimité que Paul, Barnabe, Judas, surnommé BarsabaSj et Silas , porteraient à Antioche une lettre qui contenait la décision du concile , laquelle était conçue en ces termes : Il a semblé bon au Saint- Esprit et à nous de ne vous (les Gentils) imposer d'autre charge qvie de vous abstenir des viandes immolées aux idoles, du sang des bétes suffoquées , et de la fornication.
Dans ce premier concile, assemblée représentative de l'Église naissante, les apôtres ont donné un exemple que l'Église
catholique a suivi dans les conciles généraux, pour la décision des points de foi et de discipliae.
Plusieurs prêtres avaient assisté au concile de Jérusalem. C'étaient des disciples qui avaient reçu l'imposition des mains, et dont l'ordination avait été précédée du jeûne et de la prière. Saint Paul voulait qu'on n'élevât au sacerdoce que des chefs de famille jouissant d'une excellente réputation, même chez les païens! «N'imposez légèrement les mains à personne, disait-il à son disciple Timolhée; ne recevez aucune accusation contre un prêtre, qui ne soit accompagnée du témoignage de deux ou trois personnes. »Ce même apôtre voulait que ceux qui s'adonnaient au ministère de la parole obtinssent une double rétribution.
Les fidèles ne pouvant s'assembler dans un lieu public pour prier, se réunissaient le jour du Seigneur dans une maison particulière. On y lisait les saintes écritures; les apôtres ou les prêtres instruisaient les assistans sur les vérités du christianisme, et les exhortaient à en remplir fidèlement
les prérepJes. lis y consacraionl le pain eucharistique, et le distribuaient aux fidèles, qui faisaient ensuite lous ensemble un repas nommé Jgape^ ou repas de charitr. C'était pour les fidèles un devoir important, prescrit par saint Paul, de prier pour les empereurs et les magistrats. Ce grand apôtre recommandait aux évéques, ou chefs des églises qui venaient d'être établies, de conserver, avec beaucoup de soin, le dépôt de la doctrine, et de ne le confier qu'à des hommes fidèles et capables de le transmettre à d'autres dans toute sa pureté. Cette précieuse doctrincî était renfermée sommairement dans le symbole, qui devait distinguer les fidèles des Juifs et des hérétiques. Avant de se séparer pour aller prêcher 1 Evangile par toute la terre, les apôtres l'avaient composé, comme une marque à laquelle on devait connaître tous les vrais disciples de Jésus-Christ. Que de vérités, aussi sublimes qu'importantes, sont renfermées dans les articles de cette courte profession du foi? Où l'esprit humain, avec ses seules lumières, aurait-il trouvé une si
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haute science, exprimée en si peu de paroles? Dans quels livres des philosophes les c^isciples de Jésus avaient-ils puisé un enseignement si beau, si utile aux hommes, et si nécessaire à leur salut? N'en doutons pas, c'est dans leurs entreliens avec le fils de Dieu qu'ils avaient reçu cette doctrine céleste, qu'ils n'auraient jamais pu imaginer eux-mêmes.