XIV NOTICE
je crois, trop exclusifs, et, de notre côté, nous lui en voulions un peu de ses préférences pour Fart grec. Mais ceux qui nous représentaient au sein du Comité n'eurent jamais qu'à se «louer de son dévouement à l'œuvre commune. « Je l'ai vu là, dit M. Vitet, je l'ai vu là, comme à l'Académie, plein d'invention et de ressom*ces, ne refusant jamais aucun fardeau. Puis, lorsqu'au nom de la politique, on crut devoir, un certain jour, épurer ce Comité, comme on permit par bonheur aux membres maintenus de se choisir eux-mêmes un nouveau président, les exclus s'en allèrent , rassurés sur l'avenir de l'œuvre , puisque la présidence passait aux mains de M. Lenormant. »
11 la garda onze ans (1848-1859), Il s'y trouvait dès longtemps préparé par ses voyages, par ses études, par cet amour passionné de l'art, qui, chez lui, avait précédé et enfanté le goût de l'archéologie. C'est à ce titre qu'il avait rendu compte des expositions de 1831 et de 1832, dans une suite d'articles recueillis depuis en deux volumes, sous ce titre : les Artistes contemporains* . Ces artistes étaient Decamps, Horace Vernet, Léopold Robert, Schnetz, Delaroche, David d'Angers, Pradier, Rude, Étex, Barye, Delacroix, Ary Scheffer, Ingres, Orsel, Sigalon. M. Lenormant donnait à notre école des conseils bienveillants, et, en appréciant quelques-unes de ses productions, il portait des jugements que le temps a confii^més*. On sait qu'il n'était pas moins heureusement doué quant au sentiment de la musique. En 1831 , il s'était chaï*gé, dans le journal le Temps, des feuilletons du Théâtre-Italien. Quant aux arts du dessin, il n'a cessé de s'en occuper, et le Correspondant a reçu , à cet égard , ses dernières confidences'. C'était le cachet de M. Lenormant, comme archéologue aussi bien que comme critique , de sentir en artiste la
i. Paris, 1833, in-8.