‹ Beaux-arts et voyagesChapitre 42 sur 49 · EXÉCUTION DU FRX)^N.TON» DB LA MADELEINE · texte numérisé non relu

EXÉCUTION DU FRX)^N.TON» DB LA MADELEINE

]^è au. çculplQiij; qu uae épaisseur de trois pied^,, insufft9QJïte.pQJU» te.jjpj*qfiad^a)A»(ter,aie»tles figjW'e^ de roflydel^îsseri Qe tt! était. pa5 uue i:aigon pour que tes. sculpteurs af)iJatisBse«tileur^< reliefs,, comucie ils rojot CeuI presque tous.. \1^ différent^e des. autres coiicarreujbs, IMi. Lemaire, s>'est étudié à détacher du foud. ses figures^autaiit qu@ Tépaissgar dp t|fiï)paD,le peri»ettait : il. n'apu arriver k ce résuir taJt qui'en les- tenant plus petites que les autres. sculptejor^ ne, L'ont feiJL Elles n^aiiraient pourtant pas au rendu moi^s de. quinze, pied^n ce qui est plus.qjie suffisant pour \^ plai:e..

Qupi qu!il en soit, on ne peut nier que M. Lpmaire n'ait inieu;^ résolu que ses concurrents le problème de la QOQA^enance monumentale. Sa, composition indique mieuj^ aussi la destination de l'édifice,, et le nom sous rinvoca.tion duquel l'église a été consacrée. Quelques réminiscences déparent cette belle composition ; le Christ rappelle la figure colossale de Thorwaldsen \ la Madeleine est évidemment inspirée de celle de Canova ; mais le groupe des trois Vertus, placées à la gauche du Christ, celui de la Charité qui suit du même côté, appartieiment incontestablement à M. Lemaire, et l'on ne saurait assez louer le mélange de grâce et de gravité qui les caractérisent. On voit que l'artiste a voulu, avant tout, faire de l'art chrétien ; et cela, sans sacrifier la pureté, la correction, la vie, que communique l'étude de la sculpture antique. J'aime aussi la manière douce et légère dont s'enlèvent les draperies ; il me semble que, de cette façon, il n'y aura pas de lutte entre les lignes architecturales.

et la disposition raide et parallèle des plis qui entourent les figures : on regrettera moins ces admirables oppositions de la rondeur du nu avec la rigueur des moulures qui encadrent les statues , dans les frontons d'Égine et du Parthénon. Le reproche le plus grave qu'on puisse adresser à M. Lemaire, c'est le peu d'intérêt que présente la partie droite de son ouvrage, eu égard aux beaux détails dont la gauche est remplie : mais on ne peut nier que, matériellement, la composition ne soit suffis.! mmenl balancée. C'est, en somme, une production où ne se rencontreront peut-être pas des qualités aussi saillantes que celles qui ont placé M, Pradier au premier rang de nos sculpteurs, mais qui, sous les rapports de convenance, d'harmonie et d'effet général, ne pourra manquer d'être préférée par tous les hommes impartiaux.

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