Sonate pour piano, mi mineur, dédiée au comte
Moritz Lichnowski. Ar. pour chant et piano par Silcher et Hubner. le 1er morceau sur le texte « sans repos », le 2e sur le texte « les hirondelles s'en sont allées ».
G. M. U., 1816, p. 61 : « Se rapproche des 2 sonates, op. 14 (?). Une des plus simples, des plus mélodieuses, des plus douces et des plus remplies d'expression ; à l'exception d'une couple de passages, l'une des plus faciles, mais qui demande un grand soin pour tout ce qui se rattache à l'esprit de l'ensemble. »
Opéra.
91. La victoire de Wellington à la bataille de Vittoria (intitulé authentique, v. Ries, p. 138). G. M. U., avril 1816, article de fond. Ce grand morceau symphonique fut dédié au prince régent d'Angleterre (George IV), v. Ries, p. 108. Exécuté pour la lre fois en décembre 1813 à Vienne, dans un concert donné dans la salle de l'Université au bénéfice des soldats autrichiens et bavarois blessés à la bataille de Hanau contre les Français. G. M. U., 1814.
B. conduisit l'orchestre en personne, rien que parce qu'il était l'auteur du morceau, dit-il dans un document authentique conservé par Schindler, p. 90, sans quoi il se fût placé comme Hummel à la grosse caisse. Schupanzigh était au 1er pupitre des 1ers violons, Spohr et Mayseder aux 2e et 3e ; Salieri dirigeait les tambours et le canon, rendu par une énorme peau tendue. Ce concert patriotique, qui eut un immense retentissement, vit s'élever un colosse ; on y exécuta pour la première fois la symphonie en la (v. op. 92).
Weber : « La symphonie triomphale renferme de grandes traces de génie qui ne peuvent jamais faire défaut à ce compositeur puissant ; il y règne parfois un véritable triomphe de la victoire ; le God save the King y est également introduit et accompagné une fois d'une façon tout originale et puissante. »
L'introduction de l'hymne national anglais dans la symphonie donna plus tard à Weber l'idée d'employer l'hymne dans son ouverturefête (Jubel-Ouverture), composée à l'occasion de l'avènement au trône du roi de Saxe, arrangée pour P. à 4 m. par Klage (Schlesinger, à Berlin). L'air de Marlborough, anobli par une
Opéra.
féconde construction de la basse, proposé d'abord en ut majeur, se rencontre à la fin du tableau de la bataille tout meurtri, morcelé en signe de défaite, 6/8 si mineur. Cette intention est des plus dramatiques. Ce morceau symphonique, composé d'abord pour le mélodium de Maezel (Fisharmonika), instrumenté plus tard par B. en symphonie, donna lieu à un procès. Maelzel, qui avait livré à B. quelques instruments acoustiques pour combattre sa surdité, prétendait se payer par la propriété d'un morceau composé pour un instrument de son invention. Sch., p. 91. B. gagna le procès. Interrogé s'il entendait la symphonie, il répondit : J'entends bien la grosse caisse (die grosse Trommel hôr' ich schon). A. M. U., 1827, p. 350. B. avait dédié la symphonie au roi d'Angleterre George IV. L'ambassade d'Autriche à Londres s'était chargée de faire tenir au roi la partition. B. ne reçut ni un cadeau ni un mot de réponse. Il disait à ce sujet : Le roi aurait bien pu m'envoyer une belle tortue ou un bon coutelas (ein Schlachtmesser). Ries, p. 155.
Ar. en nonetto, en quintette, pour P. ,V. et Vcelle, pour 2 P., pour P. à 2 et à 4 m. 92. 7e symphonie la majeur dédiée au comte Fries, exécutée la lre fois en 1813 à Vienne, v. op, 91.
G. M. U., 1816, article de fond remarquable.
G. M. U., 1817, p. 218 : « Lettres de Rosalie à Serena, » article poétique de Mosengeil, auteur d'un texte pour la partition d'Egmont, v. op. 84. Sch., p. 113, supplément : « L'amère critique dans le Franc Parleur et dans d'autres journaux qui, après la publication de la symphonie en la majeur, déclaraient que B. était mûr pour les
Opéra.
petites maisons et continuaient sur ce ton, émanerait de Ch. M. de Weber ».
Ar. en nonetto, en quintette, pour P., V., FI. et Vcelle par Hummel, pour P., V. et Vcelle pour P. à 2 m. par Hummel, par Liszt, pour 2 P. à 8 m. L'arrangement de B. pour P. à 4 m. (Steiner, à Vienne) est dédié à S. M. l'Impératrice Elisabeth de toutes les Russies. L'allégretto a été ar. pour chant par Silcher, par Hùbner, sur le texte : « wiegt ihn hinuber » et sur le texte : « hoch auf dem alten Thurme ».
MOUVEMENTS
B. auvait voulu avoir à l'allégretto le mouvement d'un andante quasi allegretto et au majeur un mouvement plus vif.
Sch,. p. 238 : « B. indiquait le second passage comme andante quasi allegretto. Le maggiore a un mouvement plus animé qui forme une belle opposition à l'introduction. Le passage la mineur qui prépare la conclusion reçoit, surtout aux endroits où les instruments à cordes répondent aux instruments à vent, de petites incisions rendues nécessaires par le texte et la déclamation. Cela donne au fond du tableau son véritable coloris et ne manque pas son effet sur l'auditoire ». V. la polémique entre Schindler et Louis Spohr, au sujet des mouvements de la symphonie en la. Sch. 2e supplément.