‹ BeethovenChapitre 10 sur 61 · I.. Correspondance, p. m · texte numérisé non relu

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lui conseille de garder en portefeuille le trio, op. I, en ut mineur, qui vraiment va trop loin. Un fabricant de variations à la grosse, l'abbé Gelinek — une épigramme lui dit : « Le seul thème que tu ne varies point, c'est toi-même » — 3e pose en rival et dénigre Beethoven. Qu'importe ; les éditeurs paient bien, il a des amitiés puissantes et la faveur du public.

Au bout de trois ans à peine, sa renommée est assez grande pour qu'il puisse entreprendre une tournée artistique dans toute l'Allemagne : en janvier 1796 le voici à Nuremberg, d'où il retourne à Vienne ; il en repart aussitôt pour Prague, où il compose sa grande scène Ah! Perfido (op. LXV), puis à Leipzig, à Dresde, à Berlin enfin où nous le trouvons au mois de juin 1796. Il joue à la Cour et Frédéric-Guillaume 111 lui fait présent d'une tabatière remplie de louis d'or. Parmi les musiciens il rencontre Fasch, le directeur de la Singakademie, Zelter qui le sera plus tard, Himmel, et surtout le prince Louis- Ferdinand de Prusse ', excellent pianiste et compositeur honorable, auquel il dédiera le Concerto en ut mineur, et qui assistera chez le prince Lobkowitz à la première audition de XHéroïque. Malgré un si brillant séjour, Beetho-

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