‹ BeethovenChapitre 11 sur 61 · Tué à la bataille de Saalfeld, en · texte numérisé non relu

Tué à la bataille de Saalfeld, en

LA VIE a3

ven garda de Berlin un souvenir peu sympathique : n'écrira-t-ilpas, en i8ii,à Bettina Brentano : « Comment vous vous trouvez à Berlin... je pouvais bien le penser... bavarder sur l'art sans agir !!! Le meilleur croquis s'en trouve dans la poésie de Schiller, les Fleuves, là où parle la Sprée*. » Il dut donc se retrouver avec plaisir dans le milieu plus élégant de Vienne, choyé par les Lichnowsky, Rasumowsky, Pasqualati, Browne, Pries, etc.

Mais c'est alors que commença pour lui une terrible crise qui devait le mener, quelques années plus tard, aux pires désespoirs. En 1796 ou 1797, Beethoven éprouva des bourdonnements d'oreille, qui peu à peu s'installèrent ; il comprit bientôt qu'il devenait sourd. Jusqu'en 1800 il n'avoua à personne les débuts et les progrès de cette infirmité ; il dissimulait, et feignait la distraction quand il fallait s'excuser de n'avoir pas entendu. 11 comptait aussi sur les médecins, Franck, le major Vering, J. A. Schmidt, le père Weiss, pour guérir cette incommodité qu'il attribuait, soit aux suites d'un refroidissement, soit — détour étrange ! — à Tentérite chronique dont il ne cessa de souffrir sa vie durant. Vers 1800, ses entrailles, qu'on soigne plus facile-

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