I. Correspondance, p
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ment, vont mieux, mais rouie ne s'améliore pas, et il semble perdre l'espoir de la guérison ; honteux d'avouer à ses amis de Vienne qu'il est atteint dans le plus « noble » et le plus parfait de ses sens, il se confie, sous le sceau du secret, à des amis d'élection, Wegeler et le pasteur Amenda : « Ton Beethoven vit très malheureux : sache que la plus noble partie de moi-même, mon ouïe a beaucoup perdu; déjà lorsque tu étais auprès de moi j'en sentais des symptômes, mais je le taisais, maintenant cela n'a fait qu'empi^e^^» « Pour te donner une idée de cette étrange surdité, je te dirai qu'au théâtre je dois me pencher tout contre l'orchestre pour comprendre l'acteur. Les sons élevés des instruments, des voix, si je suis un peu loin je ne les entends pas... Parfois aussi, j'entends à peine si Ton parle doucement — et encore rien que les sons, pas les mots; pourtant sitôt que quelqu'un crie, cela m'est insupportable... J'ai souvent maudit mon existence et le créateur ; Plutarque m'a conduit à la résignation. Je veux, si je ne puis faire autrement, braver mon destin, bien qu'il doive y avoir des moments de ma vie, où je serai la créature la plus malheureuse de Dieu'^. » Pourtant, Beethoven put se croire un moment