Correspondance, p. 67 et suiv
2. Mariam ïenger, Beethoven's unsterbliche Geliebte, nach persônlichen Erinnerungen (Bonn, 1890, Nusser).
LA VIE 3i
il faut qu'elle soit belle ; je ne puis non aimer qui ne soit beau ; sinon il faudrait m'aimer moimême * » Selon la comtesse Thérèse, c'est Beethoven qui se dégagea le premier : peutêtre, mais il garda au fond du cœur une profonde tendresse pour son « immortelle bienaimée » ; sans doute il pense à elle dans l'admirable cycle de mélodies a à la Bien -Aimée absente » (1816) ; il conserva toujours, et couvrait souvent de baisers, en le baignant de larmes, son portrait qu'elle lui avait donné ^.
C'est aux projets d'avenir et de mariage alors caressés par Beethoven qu'il faut probablement rapporter ses efforts pour s'assurer, à Vienne ou ailleurs, une position stable. En 1807, un changement de direction des Théâtres Impériaux et Royaux, lui laissa croire que l'occasion était favorable pour y trouver un appointement : il proposa ses services aux conditions suivantes : « i" Il [Beethoven] s'oblige et s'engage à composer annuellement au moins un grand opéra^ qui sera choisi conjointement par l'honorable direction et le soussigné ; en revanche il demande un traitement fixe^ annuel, de 2400 flo-