I. Deutsches Muséum, 1776, p
L'ŒUVRE 6i
mieux : homme de goût, esprit large, cœur afiectueux et bon, il fut pour l'enfant un éveilleur: Beethoven sentit ces bienfaits et ne manqua pas de lui en exprimer sa reconnaissance ^ Des documents précis et nombreux nous permettent au contraire de suivre le travail de Beethoven sous la direction de Haydn et plus tard d'Albrechtsberger. Beethoven avait conservé ses devoirs, annotés, corrigés, recopiés parfois : lorsque, en 1809, il dut à son tour, et bien malgré lui, enseigner à l'archiduc Rodolphe les ingrates matières du contrepoint, il exhuma et mit en ordre ces pages d'élève, si bien qu'on a pu y voir d'abord un traité d'harmonie et de contrepoint dont Beethoven luimême aurait été l'auteur^. Haydn mit entre les mains du jeune homme certain Gradus ad Parnassum, de Fux, auquel Beethoven garda une longue rancune. Sur trois cents devoirs environ que Beethoven dut remettre à Haydn, nous en possédons deux cent quarante-cinq : les fautes n'y manquent point, et ce sont celles de tous les élèves, quintes et octaves découvertes