Berlinische Musikalische Zeitung, 26 oct
a. Seyfried, Beethoven's Studien. Nottebohm a remis les choses au point dans son admirable travail portant le même titre. Mais, grâce au contrôle fourni par l'ouvrage de Nottebohm, celui de Seyfried, malgré ses méprises, reste fori utile.
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OU cachées, unissons, dissonances défendues, erreurs dans l'accompagnement des appoggiatures, etc. Cette liasse de documents montre, avec les fautes du disciple, les négligences du maître : Haydn a corrigé à peine un cinquième des devoirs écrits par Beethoven ; celui-ci ne s'est donc pas plaint sans raison à l'excellent Schenk, dont il reçut quelques conseils avant même le départ de Haydn pour Londres, et auquel il devait, après de longues années, témoigner encore tant de gratitude émue, alors qu'il prétendait n'avoir rien appris avec Haydn.
L'enseignement d'Albrechtsberger (janvier 1794 à mars 1795) porta sur le contrepoint libre et strict, sur le style libre en forme de contrepoint simple, sur l'imitation, sur la fugue simple, le choral fugué, le contrepoint double, la fugue double, le contrepoint triple, la fugue triple, et le canon : il prit pour manuel sa propre Ainvei^ sung zur Composition (1790), ouvrage fondé sur les principes de Fux, avec le remplacement des anciennes tonalités par les modes majeur et mineur de la musique nouvelle. Pas plus qu'avec Haydn, Beethoven ne fut avec Albrechtsberger un élève infaillible; outre les fautes relevées plus haut — et dont il ne s'est jamais entièrement débarrassé — il pèche aussi contre les lois de la fugue : ses réponses sont inexactes, il donne des
réponses diatoniques à des sujets chromatiques. 11 montre à la fois, car son caractère est déjà formé, de la docilité et de l'indépendance, recopiant, en élève bien sage, les « corrigés » de son maître, mais ne se faisant pas faute d'y introduire quelques variantes de son cru.
Cette année d'études devait laisser à Beethoven des souvenirs amers : on connaît ses plaisanteries sur « l'art de faire des squelettes musicaux », et sur Albrechtsberger, maître en cetart^ Mais ces boutades ne sauraient nous dissimuler le profit que Beethoven dut à ce maître. Esprit minutieux et étroit, esclave de la règle écrite et dévot de la lettre, Albrechtsberger fut du moins pour Beethoven un professeur attentif et habile. Quant à Beethoven, son attention diminue à mesure que l'enseignement s'approfondit ou se complique : très soigneux tant qu'il demeure dans le domaine du contrepoint, attentif encore dans la fugue à deux parties, il se relâche dans la fugue à trois voix où il laisse des fautes élémentaires, telles que des quintes directes. Enfin, dans les doubles ou triples fugues, il ne se tire jamais d'affaire sans le secours de son maître. Il reste des fautes dans les fugues du Christ au Mont des Oliviers (op. LXXXV, 1800),