I. Correspondance, p
a. Lorsque Beethoven quitta Bonn, en 1792, sou frère Cari y était professeur de piano, et Nicolaus-Johanu élève apothicaire.
LA VIE i3
Singspiele allemands de l'époque, et déjà quelques œuvres de Mozart, entre autres VEnlèvement au sérail. Bientôt une double occasion permit à Beethoven de se produire avec un certain éclat comme compositeur officiel : l'empereur Joseph II étant mort. Beethoven fut chargé d'écrire en son honneur une cantate funèbre : aussitôt après — le roi est mort, vive le roi ! — il en écrivait une autre pour l'avènement de Léopold : ces deux cantates ont été retrouvées et publiées longtemps après la mort de Beethoven^; la première renferme un thème dont Beethoven devait se servir plus tard, dans le dernier finale de Léonore-Fidelio. De cette époque date également une musique de carrousel [Ritterballet) qui fut longtemps attribuée au comte de Waldstein. Nous trouvons donc le jeune Beethoven en passe de devenirmusicien de Cour : lorsque Max-Franz, en 1791, se rend à Mergentheim, emmenant avec lui — tel un grand seigneur de Wilhelm Meister — sa comédie et sa musique, Beethoven fait partie de la joyeuse troupe. Pendant ces années de devenir, son amitié avec les Breuning continuait sans être interrompue, sinon troublée. Enfant, il avait joui en toute candeur de cette aimable hospita-