‹ Beginner's French readerChapitre 102 sur 110 · U CHARME · texte numérisé non relu

U CHARME

" Comment se &it-il, ma voisine.

Disait à la Bose un Melon, Tandis qu'on vous ouvre au salon, Qno l'on me porte à la cnisine ?

Mon corps n'est pas aérien, Hais il Bsi bon à quelque chose.

Je sers, voua ne serrez & rien.

— Je charme," répoodit la Bose.

L'nn et l'antre, le fruit et la flenr, ont raison : La flenr d'être charmante et le fruit d'être bon. Etre aimable, charmer, ce n'est pas si facile. Quand on se &ùi aimer on n'est pas inntile.

J^SMIÈSBB LBOTUBBS.

LE RENARD ET LES RAISm&

CerUin Benard gascon, d'aatres disent normand. Mourant presque de faim, vit an hant d'une treille

Des xaisins mûrs apparemment,

Et couverts d'une peau vermeille.

Le galant en eût fait volontiers an repas.

Mais comme il n'y pouvait atteindre :

Us sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats :

Fit-il pas mieux que de se plaindre ?

fr"ères et sœur.

Qui veut me donner un petit arbre pour mon jardin ? disait un jour Frédéric à. 6es frères et à sa sœur : car leur papa leur avait cédé à chacun un coin de terre pour y travailler. — Ce n'est pas moi, répondit Auguste.-:— Ni moi, répondit Julien. — C'est moi, c'est moi, répondit Joséphine. Quel est celui que tu veux ?

— Un rosier, s'écria Frédéric ; vois-tu le mien, le seul qui me reste ? Il est tout jauni.

— Viens en choisir un toi-même, dit Joséphine. Elle conduisit son frère au petit carré qu'elle cultivait, et lui montrant un beau rosier : Tiens, Frédéric, tu n'as qu'à le prendre.

Fréddric. Comment tu n'en as que deux, et c'est le plus beau que tu me donnes ! Non, non, ma sœur : Voici le plus petit ; c'est précisément celui qu'il me faut.

Joséphine. Quel plaisir amrais-je \ te le donner? Il ne te produirait peut-être pas de fleurs cette année. L'autre en aura, j'«n suis sûre, et je puis le voir aussi bien fleuri dans ton jardin que dans le mien.

Frédéric, transporté de joie, emporta le rosier, et Joséphine le suivit, plus joyeuse encore que lui.

Le jardinier avait vu le trait d'amitié de la petite fille. Il courut tout de suite chercher un beau pied de genêt d'Espagne, et il le planta dans le jardin de Joséphine, à la place que venait de quitter son rosier.

Ceux qui ont mauvais cœur n'ont pas ordinairement un esprit bien soigneux. Lorsque le mois de mai arriva, les rosiers d'Auguste et de Julien, négligés dans leur culture, poussèrent à peine quelques fleurs, dont la plupart moururent dans le bouton. Celui de Frédéric, au contraire, cultivé par ses mains et par celles de Joséphine, porta les plus belles roses à cent feuilles de

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tout les pays. Aussi longtemps qu'il fleurit, Frédéric eut chaque jour une rose à donner \ sa sœur pour mettre dans son sein, et une autre pour placer dans ses cheveux.

Le genêt d'Espagne fleurit aussi très-heureusement. On en respirait l'agréable parfum des deux extrémités du jardin.

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