‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 114 sur 174 · MÉDECINS, NOTAIRES ET INSTITUTEUHS · texte numérisé non relu

MÉDECINS, NOTAIRES ET INSTITUTEUHS

seigneuries de Beire avaient été dressés par Emiland Moitoiret, notaire à Pichanges, ce qui impliquerait qu'alors la charge do Robert Picquet était sans titulaire.

Le premier acte appartenant à la rédaction de Jean Clopin, du moins selon les documents que nous avons pu consulter, remonte à l'année 1575. — Nous allons en rapporter ici les premiers mots : <( L'an mil cinq cent soixante et quinze, lequatriesme jour du moie d'apvril, à Bore, pardevant Jean Clopin, notaire roial dud. lieu, Guillaume Delanque, laboureur, dud. Bère, a recongneu, en la présence de moy led. notaire soubscript et des tesmoings cy après nommés, estre homme et subject en la justice de messire Guillaume de Drée, chevallier de l'ordre du Roy, seigneur de Gissey et dud. Bère, et qu'il tient en sa totalle justice la maison où il faict sa résidance, communément appelée la maison blanche, tenant, etc. » (1).

Ainsi que nous venons de le dire, il rédigea les préliminaires du terrier auquel nous avons attaché son nom, en vertu des lettres obtenues de la chancellerie de Bourgogne, par messire Guillaume de Diée, le 16 décembre 1578. — Après la convocation régulière des habitants sur la place publique de la croix de la Charme, il commença son travail le K) janvier 1579. — H ne fut terminé, par son ftls Claude probablement, qu'au mois de décembre 1031 (2).

(1) Ardi. (lu chût., vieux caliier.

(2) Id., inventaire de 1733.

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Ce fut le notaire Clopin qui procéda, le 2 décembre 1580, à la délimitation du Bois-Bas, indiquant ce qui en appartenait à Guillaume de Drée, seigneur de Beire, et à André de Baissey, seigneur de la Chaume (1).

XII. Claude Clopin (1616). — D'un mémoire présenté par dame Josèplie Vestu, douairière et veuve d'André Malpoy, contre messire Pierre-Arnaud de la Briffe, mémoire imprimé qu'on trouvera parmi les anciens titres du château de Beire, il résulte : 1° que Claude Clopin était le fils du notaire précité ; 2"^ qu'il fut reçu dans Toffice de son père, sous le règne de Louis XIII, en 1616, époque où Jean-Jérôme Tisserand, conseiller au Parlement de Bourgogne, possédait la seigneurie de Boire ; 3° qu'enfin, à une date non précisée par ce mémoire, il devint procureur audit Parlement de Bourgogne. — En tout cas, il était encore notaire à Beire le 15 mars 1620, jour où il rédigea un bail intéressant la fabrique (2).

XIII. Priney (1632). — Le successeur de Claude Clopin, et dernier notaire de Beire, fut Priney, dont le prénom n'a pas été conservé. — En effet, Finventaire des titres et papiers de la fabrique, écrit en tôle du registre de 1747, nous apprend que les .17 et 28 mars 1632 et 13 janvier 1634, il rédigea plusieurs actes de donations faites à la fabrique do Beire, où on le voit prendre le titre de « notaire résidant à Beire. » — C'est vers cette époque, et

(1) Archives du chnlean, prnot's-vprbnl fie fe borti.ige.

(2) Archives de la fabrique.

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sans doute pour les raisons que nous avons données plus haut, que l'office du notai'iat dut disparaître de la commune de Beire. — On sait, d'ailleurs, qu'il. y eut un grand remaniement de ces charges sous le règne de Louis XIV.

m. — InstHuteurs.

Jusqu'à la révolution de 1789, les instituteurs furent appelés recteurs ou maîtres d'écoles. — Nous ne savons ce qu'ils ont gagné à leur nouvelle dénomination. — Pour nous, le nom ne change absolument rien : ils sont investis d'une sorte de sacerdoce, l'essentiel est qu'ils remplissent dignement et consciencieusement leur délicate mission. — De même que nous avons dressé la liste des notaires et des médecins de Beire, nous allons établir celle des instituteurs de ce villaiiîe. Nous la formerons en conformité des registres de catholicité, dont ils furent assez souvent les rédacteurs. Nous y renverrons le lecteur comme à des pièces justificatives qu'il pourra consulter au besoin. Et, comme ils signèrent généralement les actes religieux de leurs paroisses respectives, nous pensons que, depuis l'an 1628, nous aurons à peu près recueilli tous les noms de ces fonctionnaires. — On sait que c'est à dater de cette année que l'abbé Gomard, obéiss;mt au.x: édits de nos rois, ouvrit enfin les registres de catholicité de la paroisse de Beire.

A l'appui de chaque nom que nous avons porté sur la liste des médecins (]ui exercèrent leurs fondions dans cette commune, nous nous sommes fait un de-

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voir de rapporter dans son intégrité l'acte de catholicité qui nous l'avait fait connaître. On a compris quelle était notre méthode. C'est également ainsi que nous entendons procéder pour la formation du tableau des instituteurs. Mais, cette fois, nous marcherons plus rapidement et, à la suite du nom de chaque ancien recteur d'école, nous nous contenterons d'écrire une simple date, qui sera toujours celle du premier acte religieux qu'ils auront signé. — Ces explications étant doimées, nous procédons maintenant à la formation de notre tableau.

i. Claude Deschamps. — 20 décembre 1648.

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