‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 3 sur 174 · DESCRIPTION GÉNÉRALE DE BEIRE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION GÉNÉRALE DE BEIRE

peut, sans hésiter un seul instant, ranger parmi les plus remarquables du diocèse de Dijon.

Beire compte deux écarts : le hameau de Vesvrotte, avec son superbe château, et l'ancienne maison forte de la Chaume , aujourd'hui simple métairie, mais autour de laquelle on remarque encore les murailles et les fossés que le sieur de Tart, André de Baissey, y avait fait restaurer, vers l'an 1564, sous le règne de Charles IX, alors qu'il était possesseur de ce fief (1).

Le territoire de cette riche commune est d'une étendue superficielle de 1,925 hectares, comprenant des terres arables, des prés, des vignes, des bois et des houblons. Chaque habitant, moyennant un cens annuel réglé par l'édilité locale, y a droit à un affouage et à 48 ares environ de pâtis communaux, fertiles et bien assainis, où plusieurs d'entre eux ont établi de superbes houblonnières.

Au point de vue géologique, le sol de Beire doit être divisé en trois zones, partant parallèlement, du nord au midi. La première comprenant le terrain de la craie, et faisant partie du lambeau remarquable que nous en possédons, dans notre département, entre Tànay, Belleneuve et Viévigne. Elle s'étend de la petite chaîne de collines, allant du Beau-Mousseau, commune de Viévigne, à la Forêt-Haute, commune d'Arceau, avec déclivité sur les fontaines d'Orme et de ïrésie, bien connues des

(1) Archives du château de Beire, volume d'iuformalions ayaot servi à l'ancieu terrier.

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habitants. — La seconde zone, sous laquelle disparait la première, est celle des terrains tertiaires ou sables rouges argileux, lesquels s'étendent des limites que nous venons de tracer jusqu'au redan qui borde la rivière de Tille. — Enfin, la troisième, couvrant la seconde, est celle des alluvions de la Tille, très propres à la culture du houblon, à cause de leur fraîcheur, et que les habilanls de Beirc appellent terres de Varennes. C'est là qu'ils ont établi leurs riches hûublonnières.

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